Prix Goncourt 2020: Les lecteurs de « 20 Minutes » plébiscitent « Les Impatientes » de Djaïli Amadou Amal

AVEC VOUS Avec 49 % des voix, « Les Impatientes » de Djaïli Amadou Amal arrive largement en tête du vote des lecteurs de « 20 Minutes » devant « L’Anomalie » d’Hervé Le Tellier (31 %)

Stéphane Leblanc

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"Les Impatientes" élu prix Goncourt par les lecteurs de "20 Minutes" — 20 Minutes

Quarante-neuf pour cent des voix : c’est un véritable plébiscite. Sur 161 votes, 79, soit près de la moitié des lecteurs de 20 Minutes, espèrent voir Les Impatientes de Djaïli Amadou Amal remporter le prix Goncourt 2020.

« Ce livre est un témoignage fort et puissant dont on ne ressort pas indemne […]. A cause de la pression morale et sociale de leur entourage, telle une prison sans murs, les mères reproduisent pour leur fille une vie identique à la leur faite de souffrance et d’abnégation. Heureusement, une petite lueur d’espoir s’allume à la fin… », justifie notre lectrice Catherine Rivet, qui l’a particulièrement apprécié.

Une portée symbolique, mais pas seulement

Bien sûr, les quatre livres des quatre candidats n’ont pas tous été lus par chacun des votants et ce suffrage reste très subjectif, la portée symbolique jouant un rôle non négligeable. C’est en effet le seul roman des quatre écrit par une femme, signé d’une Africaine, qui traite du quotidien des femmes, et notamment du mariage forcé, dans un pays qu’elle a fui…

Mais pour notre lectrice contributrice de la plateforme 20 Minutes Livres, Marceline Bodier, qui, pour le coup, a lu les quatre romans finalistes, lui attribuer le prix Goncourt aurait plus qu’une simple valeur de symbole : « Des quatre, Les Impatientes est le seul texte qui crée l’empathie dès ses premières lignes, se lit au bord des larmes, et se referme avec le sentiment enivrant d’avoir lu un chef-d’œuvre », souligne-t-elle… Ce que ne sont pas les autres candidats, selon Marceline Bodier. Ni L’Anomalie, qui « se présente comme un jeu intellectuel certes séduisant, mais cérébral ». Ni L’Historiographe du royaume, « récit distancié d’un auteur qui a transposé sa propre fréquentation des puissants avec un regard non dénué d’humour, mais froid ». Ni Thésée, sa vie nouvelle, qui « souffre de choix esthétiques dans la façon d’aborder sa propre histoire qui rendent l’appropriation du texte difficile ».