Confinement : Ecrivains, éditeurs et chaînes s’unissent pour demander la réouverture des librairies

ECONOMIE Mardi une trentaine d’auteurs et autrices, des maisons d’édition et des chaînes de magasins ont demandé au gouvernement d’autoriser la réouverture des librairies

20 Minutes avec AFP
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A la librairie des Abbesses (Paris 18e), le 2 novembre 2020.
A la librairie des Abbesses (Paris 18e), le 2 novembre 2020. — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Ils veulent avoir voix au chapitre. Mardi, des écrivains, des éditeurs et des chaînes de librairies se sont unis pour demander au gouvernement d’autoriser la réouverture des librairies.

« Nous sommes à la disposition des pouvoirs publics pour étudier avec eux les modalités d’ouverture de nos rayons de produits culturels au plus vite », affirment les signataires de cet appel.

Et d’ajouter : « Au-delà des aides, ce que nous voulons, c’est ouvrir nos commerces. Car avec les libraires, c’est toute la filière, auteurs, éditeurs qui est menacée par le maintien de leur fermeture, en particulier dans cette période riche en nouveautés éditoriales et en prix littéraires, parfois attribués, non accessibles aux lecteurs. »

Le communiqué est signé des principaux réseaux de librairies en France, dont la Fnac, Cultura, les Espaces culturels E.Leclerc, Le Furet du Nord, Decitre et Gibert. Ils sont soutenus par les principaux groupes d’édition français : Hachette Livre (groupe Lagardère), Editis (groupe Vivendi) ou encore Gallimard et Flammarion (groupe Madrigall). Parmi les 35 écrivains signataires figurent Marc Dugain, Jean-Paul et Raphaël Enthoven, Caroline Fourest, Philippe Geluck, Alexandre Jardin, Katherine Pancol ou Bernard Werber.

Jauge réduite et horaires élargis

Les librairies sont fermées depuis le début du nouveau confinement le 30 octobre, étant considérées comme commerces « non essentiels ». Elles proposent, pour être autorisées à rouvrir, de « renforcer les mesures de précaution », « filtrer les passages » pour assurer une « jauge réduite », et « proposer des horaires élargis » pour étaler la fréquentation.

Le Syndicat de la librairie française, qui représente 600 librairies de toutes tailles, a par ailleurs affirmé qu’il continuait également à militer pour la réouverture.

Selon ses estimations, les ventes autorisées aux libraires, par correspondance et sur leur pas-de-porte (« click and collect »), devraient assurer au maximum 20 % du chiffre d’affaires réalisé en temps normal.