Confinement : Les librairies demandent une dérogation pour rester ouvertes

COMMERCES ESSENTIELS La filière avait déjà été fortement impactée par la fermeture imposée durant le premier confinement

20 Minutes avec agence

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Illustration d'une femme dans une librairie.
Illustration d'une femme dans une librairie. — Damien MEYER / AFP

Après l’annonce ce mercredi du confinement par le président de la République, les libraires tirent la sonnette d’alarme. Ils demandent que leurs commerces restent ouverts sur la période et soient considérés comme « essentiels », rapporte le HuffPost.

Les librairies avaient dû fermer lors du premier confinement, au printemps, mais espèrent aujourd’hui bénéficier d’une dérogation. « La lecture de livres est une activité essentielle à nos vies citoyennes et individuelles », indiquent le Syndicat national de l’édition, le Conseil permanent des écrivains et le Syndicat national de la librairie française dans un communiqué.

Le prix Goncourt reporté

Selon les professionnels, les librairies ont su s’adapter aux mesures de restriction. « Elles peuvent être parfaitement en mesure d’accueillir les lecteurs […] dans des conditions sanitaires sûres et éprouvées », poursuit le communiqué.

Les fêtes de fin d’année représentent en effet une période essentielle pour le secteur. « Un quart des livres vendus en France se vendent entre novembre et décembre », expliquait récemment Anne Martel, présidente du syndicat de la librairie française sur France Inter. « En moyenne, c’est 25 % du chiffre d’affaires d’une librairie, la fin de l’année. »

En réponse à cette fermeture, l’Académie Goncourt a décidé de reporter l’annonce de son prix, qui devait avoir lieu le 10 novembre. Une date ultérieure devrait être communiquée « fonction de l’évolution de la situation sanitaire et des décisions gouvernementales prises » a fait savoir l’Académie.