« The Dark Pictures », « Amnesia », « Walking Dead »… Des coups de flippe en jeux (et VR)

HALLOWEEN Ah rien de mieux qu'un bon film ou une bonne série pour se faire peur à Halloween, ok, mais vous avez essayé les jeux vidéo en réalité vituelle (BOUH!)

Vincent Julé

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«Little Hope» est le deuxième jeu de l'anthologie horrifique «The Dark Pictures» du studio Supermassive Games
«Little Hope» est le deuxième jeu de l'anthologie horrifique «The Dark Pictures» du studio Supermassive Games — Namco Bandai Entertainment

La citrouille mal faite : check. Le déguisement de sorcièr… de Reine des neiges : check. Les bonbons langue piquante : check. Plateau télé pour l'intégrale Bly Manor : check. Vous êtes prêt pour fêter Halloween ? Sûr ? Pour se faire peur, les films et séries sont incontournables, mais il ne faudrait pas oublier les jeux vidéo, qui par leur nature même, interactive et immersive, sont propices aux bons gros coups de flippe. Surtout en VR. La preuve avec l’actualité et les sorties du deuxième jeu de l’anthologie The Dark Pictures, Little Hope, le retour de franchise culte Amnesia, non pas un mais deux jeux The Walking Dead et quelques pépites acidulées.

« The Dark Pictures : Little Hope », une anthologie horrifique

Un an après Man of Medan et son bateau hanté, le projet The Dark Pictures du studio Supermassive Games (Until Dawn) devient officiellement une anthologie avec son deuxième épisode et jeu. Little Hope (vendredi sur Xbox One, PS5, PC) invite cette fois joueurs et joueuses dans un village qui n’est pas sans rappeler Salem et qui partage un passé similaire, sur fond d’hystérie collective et de chasse aux sorcières. Impossible de ne pas penser également à Silent Hill, influence revendiquée des créateurs pour une aventure narrative, horrifique et cinématographique, comme souvent avec le studio.

Après Shawn Ashmore dans Man of Medan, ils embarquent un nouvel acteur guest star, Will Pouter (Midsommar), et multiplie les références au genre (The Witch, Blair Witch, La Malédiction). Et le jump scares. Comme la peur est communicative, rien ne vaut les modes multijoueurs, le shared story à deux en ligne et en coopération et le couch coop jusqu’à cinq pour une soirée Halloween.

« Amnesia : Rebirth », le retour de la peur intime

Depuis presque 15 ans maintenant, le studio suédois Frictional Games s’est fait une spécialité du survival horror, dans l’ombre des géants Resident Evil ou Silent Hill mais avec des titres marquants – et farouchement indépendants – comme SOMA et leur franchise Amnesia. Sa dernière itération, Amnesia : Rebirth (disponible sur PS4, PC), est contrairement à ce que pourrait laisser penser son titre non pas un remake du premier jeu The Dark Descent mais une nouvelle aventure.

Années 1930, l'archéologue Tasi Trianon se crashe en avion dans le désert algérien, et part à la recherche de son mari qu’elle espère toujours vivant. Et c’est parti pour une exploration de ruines, de grottes, d’un « ailleurs », en vue subjective et dans l’obscurité. Avec ce qu’il faut d’énigmes et surtout d’épouvante, d’autant plus efficace qu’elle n’est jamais gratuite. Le studio mêle en effet toujours intime et fantastique, et préfère se glisser sous la peau que faire sursauter.

« The Walking Dead » en vrai (ou presque)

Ah cool un jeu The Walking Dead en réalité virtuelle… comment ça deux jeux ? En effet, après Saints & Sinners sur Oculus et SteamVR (puis PSVR) début 2020, le nouveau jeu Onslaught vient de sortir sur les mêmes casques virtuels. Si le premier s’inspire de l’univers de Robert Kirkman, le second se présente comme le « jeu VR officiel » de la série télé. L’histoire se déroule ainsi entre les saisons 8 et 9 et explore les perspectives – et morales – différentes de Rick et Daryl en pleine reconstruction d’Alexandria.

Il est bien sûr aussi et surtout question de (sur) vivre au milieu des zombies, comme le précurseur Arizona Sunshine qui s’offre une mise à jour graphique pour la sortie de l’Oculus Quest 2. Tous ces jeux, et d’autres ( Transference, The Forest, The Inpatient, Resident Evil 7), confirment que la VR est l’avenir, ou l’un des avenirs, de l'horreur en jeu et en film.

Un rat, une citrouille et un zombie pour fêter Halloween

Si Halloween rime souvent avec horreur, il déploie également un imaginaire qui inspire les créateurs, comme le prouvent trois jeux originaux et différents. Disponible vendredi sur PS4 et Switch, le bien nommé Mad Rat Dead met en scène… bah un rat fou et mort dans un jeu de plate-forme déglingos dont la particularité est que les actions doivent se faire en rythme et musique. Pumpkin Jack, lui, est l’oeuvre d’un seul homme (le Français Nicolas Meyssonnier) pour un résultat bluffant et un jeu de plateforme 3D hommage à l’âge de d’or de la première PlayStation, et plus particulièrement au jeu MediEvil – et par extension à L’Etrange Noël de Mister Jack.

Financé via Kickstarter il y a (trop) longtemps, six longues années, Ray’s the Dead est enfin sorti de sa tombe pour un jeu d’action et de stratégie, où il faut réveiller et guider une armée de zombies, le tout dans la bonne humeur et malgré les imperfections. A l’image d’un atelier citrouille en famille.