César : Après le prix décerné à Roman Polanski, Roselyne Bachelot se serait « évidemment levée » comme Adèle Haenel

SOUTIEN La ministre de la Culture se serait « évidemment levée » après le César à Polanski, jure-t-elle sur BFMTV, tout en annonçant des mesures contre le sexisme dans la culture  

A.L. avec AFP

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Capture d'écran de Roselyne Bachelot sur BFM TV ce 26 octobre 2020.
Capture d'écran de Roselyne Bachelot sur BFM TV ce 26 octobre 2020. — Aude Lorriaux / 20 Minutes

« Evidemment je me serai levée, il n’y avait pas de doute », a juré Roselyne Bachelot. La ministre de la Culture, invitée ce matin sur BFM TV, s’exprimait à propos de la cérémonie des César, qui ont vu le César de meilleur réalisateur accordé en février à Roman Polanski, visé par des accusations de viol. Elle était aussi interrogée sur les propos de la réalisatrice Maïwenn qui a estimé dans une interview à Paris Match « fou ce qu’elles (les militantes féministes) peuvent dire comme conneries ces derniers temps », les qualifiant de « femmes qui n’aiment pas les hommes ».

Tout en se refusant à commenter ces propos, Roselyne Bachelot a estimé que « la récompense de Roman Polanski était mal venue » et qu'elle « a blessé à juste titre des militantes » : « L’association des César aurait dû sans doute éviter ce genre de difficulté. »

Des actions contre les violences sexuelles

L’ex chroniqueuse et ministre de la Santé en a profité pour annoncer des mesures pour combattre les violences sexistes et le harcèlement dans le monde culturel : « Ce que je veux, c’est combattre les violences sexuelles, sexistes et harcelantes dans tous les établissements dont j’ai la responsabilité. La parole se libère aussi dans les conservatoires, dans les compagnies, dans les festivals et ça, c’est quelque chose qui est très important pour moi. Je communiquerai dans quelques semaines les actions que je souhaite mener dans ce domaine. »

Roselyne Bachelot est connue pour son engagement contre le sexisme et les violences sexuelles. En 2016, elle avait notamment signé une tribune avec 16 anciennes ministres contre le harcèlement sexuel.