Aix-en-Provence : Avec le Centre Pompidou, un vent sud-américain souffle sur la Fondation Vasarely

EXPOSITION Des ateliers et visites contées pour les enfants de 3 à 13 ans sont organisés tous les jours des vacances de la Toussaint

Caroline Delabroy

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L'exposition Sud-Est, en partenariat avec le Centre Pompidou, se tient à la Fondation Vasarely jusqu'à fin janvier.
L'exposition Sud-Est, en partenariat avec le Centre Pompidou, se tient à la Fondation Vasarely jusqu'à fin janvier. — Fondation Vasarely
  • En collaboration avec le Centre Pompidou, la Fondation Vasarely expose une vingtaine d’œuvres de grands noms de l’art cinétique venus d’Europe de l’Est et d’Amérique du Sud.
  • Baptisée « Sud-Est », cette exposition booste le moral, tout comme les œuvres monumentales du père de l’Op Art qui composent le cœur de la collection permanente.
  • La médiation culturelle est au cœur du projet de la Fondation : pendant les vacances scolaires elle est quotidienne.

Téléphones à la main, une grappe d’enfants tente le selfie réfléchissant. Néon, miroirs, transformateurs, acier et bois laqué, l’œuvre de Piotr Kowalski titille la rétine, tout comme les jeux d’optique du franco-vénézuélien Carlos Cruz-Diez, dont les acryliques sur bois portent bien leur nom : Couleur addictive. Elles proviennent du Centre Pompidou, qui poursuit son partenariat avec la Fondation Vasarely avec cette exposition jusqu’à fin janvier au Jas de Bouffan, à Aix-en-Provence, baptisée «  Sud-Est ». « C’est une exposition positive, elle peut nous remonter le moral, et elle est participative », sourit Sandrine Rey, responsable du pôle de médiation culturelle, saluant « un art contemporain qui parle à tout le monde ».

Au total, une vingtaine d’œuvres de Beaubourg sont visibles, certaines pour la première fois à Aix et en tout cas jamais présentées ensemble. Ces contemporains de Vasarely, tous de grands noms emblématiques de l’art cinétique, sont natifs d’Europe de l’Est et d’Amérique du Sud. « Paris a été un lieu de rencontre entre artistes que préoccupaient les questions du dynamisme, de la lumière et plus généralement de la vision », rappelle Michel Gauthier, commissaire de l’exposition et conservateur au Musée national d’art moderne. Victor Vasarely est présent avec V-Boglar, déclinaison de bleus et de verts dont la technique – des cercles et des carrés découpés dans des papiers épais – évoque les papiers découpés de Matisse et crée un effet visuel.

Atelier « Baby Art »

« J’adore la couleur, les formes, toute cette magie de la peinture qui change en fonction de l’endroit où on la regarde », confie Carla, alors que sa petite-fille est penchée sur un coloriage conçu à partir d’une œuvre de la collection permanente. Toutes deux participent à un atelier vacances : la Fondation en organise tous les jours des vacances scolaires, toutes zones confondues, en plus des nombreux rendez-vous tout publics programmés dans l’année. Une habitude qu’elle a reprise dès la réouverture après le confinement, même si pour le moment la jauge reste limitée.

« Cette médiation fait partie de l’ADN de la Fondation, elle est inscrite dans ses statuts, se réjouit Sandrine Rey. A la base, Vasarely défend un art pour tous, accessible à tous, d’où une intégration monumentale pour montrer l’art dans la rue. » La Fondation propose même deux mercredis par mois un atelier « Baby Art » à partager en famille avec son bébé à partir de 12 mois. « On se place au cœur des alvéoles du bas, et on propose une sensibilisation artistique dans une ambiance ludique, avec des gommettes, des formes, des couleurs », raconte Sandrine Rey. Lancés l’an dernier, ces ateliers ont trouvé leur public. Après tout, il n’y a pas d’âge pour les expériences artistiques.

Ateliers, visites guidées et contées pour les enfants de 3 à 13 ans sur réservation au 04 42 20 01 09. Tarifs : 16 euros/enfant, 12 euros/accompagnateur.

Exposition « Sud-Est » jusqu’au 31 janvier 2021. Tarif plein/réduit/enfant : 15 / 12/5 euros.