Le chef japonais Taku Sekine s’est suicidé, annonce sa famille

GASTRONOMIE Installé en France, le chef de 39 ans était visé par des accusations d'agressions sexuelles relayées par un blog gastronomique

20 Minutes avec AFP

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Le chef japonais Taku Sekine en 2016.
Le chef japonais Taku Sekine en 2016. — LEWIS JOLY/JDD/SIPA

Le chef japonais installé en France Taku Sekine est décédé à l’âge de 39 ans, a annoncé mardi sa famille, selon laquelle il a mis fin à ses jours après avoir été victime de « ragots mensongers sur les réseaux sociaux ».

Dans un communiqué posté sur Twitter, la famille du chef annonce avoir « l’immense douleur de devoir annoncer la disparition de Taku Sekine », chef des restaurants Dersou, ouvert fin 2014 dans le quartier de la Bastille à Paris et récompensé du prix de la « meilleure table 2016 » par le guide du Fooding, et Cheval d’Or, lui aussi situé dans l’est de la capitale française.

Le chef, qui avait été formé par Alain Ducasse, l’un des grands noms de la cuisine française, avant de rejoindre le palace parisien Plaza Athénée, puis la célèbre chef Hélène Darroze, a « mis fin à ses jours, emporté par une grave dépression consécutive à sa mise en cause publique – sur les réseaux sociaux et sur un site spécialisé – avec une récurrence s’apparentant à un véritable acharnement », poursuit ce texte.

Parti au Japon dans l’urgence

Alors qu’il « n’a jamais été poursuivi ni fait l’objet d’aucune plainte », dit le communiqué de sa famille, Taku Sekine s’est « enfermé en l’espace de deux mois dans une violente spirale de dépression » après avoir été l’objet de « ragots mensongers ».

Une rumeur le liait à des accusations d’agressions sexuelles, selon des sources au sein du secteur. « À la fin du mois d’août, le site d’infos sur la restauration Atabula s’est fait l’écho d’une enquête journalistique en cours sur le sujet, évoquant un ''célèbre chef parisien'' », rapporte le magazine Vanity Fair dans son édition française.

« Quelques semaines plus tard, Atabula jetait son nom en pâture, sans qu’aucune enquête de fond ait été publiée et sans depôt de plainte : ''Suite aux plaintes d’agressions sexuelles et de viols en cours et à venir contre Taku Sekine, le chef aurait pris la poudre d’escampette au Japon'' », a poursuivi le magazine, indiquant que le chef avait « immédiatement démenti » cette information auprès de sa rédaction.