Mort de Michael Lonsdale : Les rôles marquants de l’acteur, de François Truffaut à James Bond

CINEMA En quelque soixante ans de carrière, Michael Lonsdale a aussi bien joué dans des films grands publics que dans des œuvres plus confidentielles

Fabien Randanne

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Michael Lonsdale dans «Moonraker» en 1979
Michael Lonsdale dans «Moonraker» en 1979 — REX FEATURES/SIPA
  • Michael Lonsdale est mort ce lundi. Il avait 89 ans.
  • Au cours de sa carrière, il a joué dans quelque 200 longs-métrages.
  • Parmi ses rôles les plus marquants figurent ceux qu’il incarne dans Baisers volés, Moonraker et Des hommes et des dieux.

Michael Lonsdale est décédé ce lundi, à l’âge de 89 ans. Au cours de sa longue carrière, il a tourné dans quelque 200 films, aussi bien d’auteurs que grand public. 20 Minutes en a sélectionné cinq.

« Baisers volés »

La notoriété de Michael Lonsdale a décollé avec ses rôles chez François Truffaut. Dans La mariée était en noir, en 1967, et surtout, un an plus tard dans Baisers volés. Il incarne le parano Georges Tabard, gérant d’un magasin de chaussures qui fait appel à une agence de détectives afin de découvrir pourquoi personne ne l’aime. Antoine Doinel (Jean-Pierre Léaud) mène donc cette curieuse investigation et finit par tomber amoureux de l’épouse de Georges, Fabienne Tabard, incarnée par Delphine Seyrig. Les apparitions de Michael Lonsdale dans le film sont courtes, mais assurément marquantes.

En 1975, il partagera à nouveau l’affiche avec Delphine Seyrig, dans India Song de Marguerite Duras. Au sujet de l’actrice, il écrira, dans sa biographie parue en 2016 : « La personne que j’ai aimée, n’était pas libre… Elle était en couple avec Sami Frey. Je n’ai jamais tenté quo ique ce soit, par respect. J’en ai beaucoup souffert et je n’ai jamais pu aimer quelqu’un d’autre… C’était elle ou rien. Voilà pourquoi je suis toujours célibataire à 85 ans. »

« Hibernatus »

« Mais si, vous avez une grosse tête, puis vous avez dodeliné. » En 1969, Michael Lonsdale est le professeur Edouard Loriebat dans Hibernatus d’Edouard Molinaro. Un film, dans lequel Louis de Funès incarne l'époux de la descendante d'un homme retrouvé vivant et parfaitement conservé dans un bloc de glace au Groenland. Un cas étudié par le professeur Loriebat, spécialiste de l’hibernation. Cette comédie populaire a marqué des générations de téléspectateurs et téléspectatrices des « films du dimanche soir ».

« Moonraker »

Michael Lonsdale a inscrit son nom au générique d’un James Bond. Dans Moonraker de Lewis Gilbert, sorti en 1979, il est Hugo Drax, un milliardaire américain responsable de la construction d’une navette spatiale. Un rôle d’autant plus important qu’il est celui du principal « méchant » du film.

« Le nom de la rose »

Le nom de la rose, sorti en 1986, est l’autre film grâce auquel Michael Lonsdale est connu du grand public hors des frontières françaises. Dans cette adaptation du thriller médiéval d’Umberto Eco, il joue l’abbé demandant que les morts suspectes de moines dans une abbaye du nord de l’Italie, soient élucidées, quitte à recourir à l’Inquisition.

« Des hommes et des dieux »

Michael Lonsdale a retrouvé le vestiaire religieux dans Des hommes et des dieux, le film de Xavier Beauvois sorti en 2010, récompensé du Grand Prix du jury au Festival de Cannes la même année.

Avec ce long-métrage, librement inspiré de l’assassinat des moines de Tibhirine en 1996, il a décroché à 79 ans le premier – et dernier – César de sa longue carrière. En l’occurrence celui du meilleur acteur dans un second rôle. Au-delà de la qualité de sa prestation, rappelons que Michael Lonsdale incarne un personnage résonnant avec sa foi catholique au sujet de laquelle il s’est exprimé à de multiples reprises.