Coronavirus à Montpellier : A défaut d’avoir pu fêter ses 40 ans, Montpellier Danse a imaginé un « 40 Bis »

SPECTACLES L’équipe du festival avait dû renoncer à fêter les 40 ans de l’événement, cet été, à cause de l’épidémie de coronavirus. Des incertitudes planent sur cette programmation de septembre à décembre

N.B. avec AFP

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Montpellier Danse (Archives)
Montpellier Danse (Archives) — CLAVIERES VIRGINIE/SIPA

Le festival Montpellier Danse, qui devait fêter ses 40 ans en juin dernier, débutera finalement samedi, dans la capitale héraultaise,​ après un report des trois quarts de sa programmation du 19 septembre à fin décembre, en raison du Covid-19.

« Renoncer à fêter le 40e anniversaire du festival en juin et juillet a été d’une violence extraordinaire parce que c’est un an et demi de travail et la préparation de l’accueil de centaines d’artistes qui a volé en éclat », a expliqué à l’AFP le directeur du festival, Jean-Paul Montanari. Alors que nombre de festivals estivaux ont été totalement annulés, l’équipe est parvenue à « aller de l’avant » en imaginant un « 40 Bis », qui reprend une large partie de la programmation initiale en la mêlant à la saison 2020-2021.

« Il y a quelque chose d’irréel »

Samedi, le festival s’ouvrira en plein air avec So Schnell, une pièce du défunt chorégraphe Dominique Bagouet, recréée par Catherine Legrand. Parmi la programmation initiale qui a pu être sauvée, figurent également Love train 2020, une création mondiale du chorégraphe israélien Emanuel Gat, un solo sur les variations Goldberg de la Belge Anne Teresa De Keersmaeker, des pièces de l’Israélien Arkadi Zaides, de l’Allemand Raimund Hoghe ou encore du Français Mourad Merzouki.

L’Hérault ayant été placé en zone rouge pour la circulation du coronavirus, des incertitudes pèsent cependant sur cette programmation en fonction de l’évolution des mesures sanitaires. « Il y a quelque chose d’irréel, on travaille, on sort des documents, on vend des billets mais tant que je n’aurai pas vu des gens assis dans une salle avec des artistes en train de travailler en face, je n’y croirai pas », avoue Jean-Paul Montanari.

Malgré des « salles à carreaux, un siège oui, un siège non… On conserve ce qui pour moi reste essentiel, essayer de présenter l’œuvre, ce qui permet aussi de payer l’artiste – car il faut bien qu’il vive, et de contenter au moins la moitié du public », conclut-il.