Coronavirus : Le marché de la musique en France souffre mais résiste face à l'épidémie

MUSIQUE Le streaming a compensé le recul des ventes physiques

20 Minutes avec AFP

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A  l'ère du streaming, les artistes appellent à une répartition plus juste des revenus entre artistes et producteurs de musique.
A l'ère du streaming, les artistes appellent à une répartition plus juste des revenus entre artistes et producteurs de musique. — Pixabay

Des ventes physiques en berne mais un volet numérique résistant. Le marché de la musique enregistrée en France affiche « un résultat tout juste positif » (+0,4 %) au premier semestre de l’année 2020, marqué par la crise sanitaire, indique mercredi le Syndicat national de l’édition phonographique (Snep). Ce « ralentissement brutal de la croissance retrouvée ces dernières années » est bien sûr « imputable aux conséquences » de l'épidémie et « à la période de confinement du printemps dernier ».

Les « efforts » des producteurs de musique, « aux côtés des artistes » pour trouver « des fenêtres d’exposition innovantes » sont salués par le Snep. Son directeur général Alexandre Lasch met aussi l’accent sur « la progression du streaming (+17,7 %) », qui, conjuguée à la mobilisation de la filière musicale, a « permis de compenser le recul marqué des ventes physiques (-36,8 %) dû à la fermeture de la plupart des points de vente ».

Le Snep se veut optimiste pour la suite

« Compte tenu du lien étroit et de la complémentarité entre la musique enregistrée et la scène, il est indispensable que les concerts reprennent le plus tôt possible dans des conditions économiques et sanitaires satisfaisantes », conclut le responsable. Le Snep se veut optimiste pour la suite : « un premier semestre qui ne pèse traditionnellement que 40 % du marché annuel, des sorties décalées sur la deuxième partie de l’année s’ajoutant à celles initialement prévues et les signes encourageants constatés sur les ventes physiques depuis le déconfinement, sont autant d’indicateurs positifs pour espérer raisonnablement une consommation soutenue durant les prochains mois ».

Le Snep incite cependant les pouvoirs publics « à maintenir et améliorer les mécanismes de soutien à la relance du marché de la musique enregistrée, notamment au travers du Centre national de la musique ».