Mort d’Annie Cordy : Retour sur sa carrière de chanteuse en cinq tubes

HOMMAGE Comédienne, meneuse de revue, Annie Cordy savait tout faire. Mais on se souviendra particulièrement d’elle pour sa carrière de chanteuse

Clément Rodriguez

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Annie Cordy sur scène pour « Âge tendre et tête de bois » en 2008
Annie Cordy sur scène pour « Âge tendre et tête de bois » en 2008 — POL EMILE/SIPA

Qu’il est difficile de résumer près de 60 ans de carrière en quelques lignes. Vendredi, Annie Cordy est décédée à l’âge de 92 ans, elle laisse derrière elle un patrimoine culturel à des millions de Français. Outre la quarantaine de films dans lesquels elle a joué, la vingtaine de comédies musicales qu’elle a interprétées, les milliers de galas qu’elle a donnés, la Belge était une artiste de music-hall avant tout. Retour sur ses tubes les plus marquants, qui vous feront dodeliner de la tête à coup sûr.

Hello le soleil brille (1958)

La « marche du colonel Bogey », rendue populaire dans le film Le Pont de la rivière Kwaï où l’on voit des soldats anglais prisonniers des Japonais la reprendre, est l’un des chants les plus emblématiques du cinéma. Annie Cordy, elle, veut ajouter des paroles françaises sur ce titre qui en est dépourvu. En 1958, la chanteuse donne un esprit plus jovial à cet air martial, et en fait un hymne de l’été cette année-là.

La bonne du curé (1974)

Le plus grand succès musical d’Annie Cordy, sorti en 1974, a été vendu à près de deux exemplaires. « C’est point commode d’être à la mode, quand on est bonn' du curé », même un demi-siècle plus tard, les paroles (et l’air de la chanson) restent en tête de quiconque ose appuyer sur « Play ».

Frida oum papa (1975)

Avec ses nattes articulées, Annie Cordy prouve son amour pour le déguisement. Juste après le succès de La bonne du curé, la chanteuse incarne « la petite gretchen aux gros bras », née en Bavière, baptisée à la bière, et qui raffole de saucisses. Les bonnes choses de la vie, quoi.

Tata Yoyo (1980)

Peut-être est-ce la chanson qui vous est venue directement en tête à l’annonce de la mort d’Annie Cordy. Avec sa tête remplie d’oiseaux, Tata Yoyo pouvait s’apparenter à un genre d’autoportrait, celui d’une interprète qui n’a pas peur du ridicule. Personnage de carnaval, c’est un millier de visages qui se cachent sous ce grand chapeau. Elle le dit elle-même : « Depuis le temps que je me trimballe, parmi les masques du carnaval, mon charme fou, ma silhouette, ça les embête, ils sont jaloux. »

Cho Ka Ka O (1985)

Comme si nous avions besoin d’une preuve supplémentaire de son amour pour les accoutrements en tous genres, Annie Cordy débarque au milieu des années 1980 avec une tasse remplie de chocolat chaud sur la tête. Véritable succès populaire, la chanson s’écoule à environ 300.000 exemplaires.