Le chanteur Neil Young porte plainte contre Donald Trump pour l’utilisation de sa musique en meeting

ETATS-UNIS Ce n’est pas la première fois que le chanteur se plaint de l’utilisation de ses chansons par le président américain

20 Minutes avec AFP

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Donald Trump, visé par une plainte de Neil Young
Donald Trump, visé par une plainte de Neil Young — Dennis Van Tine/STAR MAX/IPx/AP/SIPA

Cela fait plus de deux ans que Neil Young est en colère contre Donald Trump. En 2018 déjà, le chanteur s’en est pris violemment au président américain après qu’il a utilisé sa musique pour ses meetings. Mais cette fois-ci, c’en est trop. Selon une plainte publiée mardi sur le site du rocker, Neil Young va poursuivre en justice l’équipe de campagne de Donald Trump pour la présidentielle de novembre afin de l’empêcher de jouer ses chansons lors de meetings électoraux.

L’artiste de 74 ans s’estime victime d’une violation de ses droits d’auteur pour l’utilisation sans son consentement des morceaux Rockin' In The Free World et Devil’s Sidewalk à plusieurs rassemblements de Donald Trump, dont son récent meeting à Tulsa, dans l’Etat d’Oklahoma.

Neil Young « ne peut, en son âme et conscience, permettre que sa musique serve de support à une campagne d’ignorance et de haine, conflictuelle et antiaméricaine », indique le texte de la plainte. Cette dernière n’est pas datée, mais montre que les avocats du chanteur et guitariste – qui demande jusqu’à 150.000 dollars de dommages et intérêts pour chaque infraction – s’apprêtent à la déposer auprès d’un tribunal fédéral de New York.

Une menace d’action en justice par les Rolling Stones

Neil Young a dénoncé à plusieurs reprises l’utilisation de ses chansons par Donald Trump lors de ses meetings électoraux. Le natif de Toronto, au Canada, naturalisé américain, a dit en février que le milliardaire républicain était « une honte » pour les Etats-Unis, au moment d’apporter son soutien au candidat socialiste à la Maison-Blanche Bernie Sanders.

Plusieurs artistes de renom, parmi lesquels Pharrell Williams, Rihanna, Aerosmith ou Adele, ainsi que les héritiers de Prince, se sont plaints que leurs titres soient joués lors de rassemblements de Donald Trump.

Le célèbre groupe de rock britannique Rolling Stones a menacé en juin le président américain d’une action en justice s’il continuait à utiliser leur tube You Can’t Always Get What You Want.