Procès de Johnny Depp : Violent, jaloux… La défense du « Sun » tire un portrait sombre du comédien

PROCES A l’avant dernier jour du procès, l’avocate du « Sun » a entamé une plaidoirie en forme de réquisitoire

20 Minutes avec AFP

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Johnny Depp devant la Haute Cour de Londres pour le procès qui l'oppose au «Sun» qui l'a qualifié de mari violent.
Johnny Depp devant la Haute Cour de Londres pour le procès qui l'oppose au «Sun» qui l'a qualifié de mari violent. — SOPA Images / SIPA/SIPA

Violent, jaloux, en proie à des radicaux changements d’humeurs sous l’influence de l’alcool et des stupéfiants… La défense du Sun a dressé ce lundi un sombre portrait de Johnny Depp, qui poursuit le tabloïd britannique pour l’avoir qualifié de mari violent.

Pendant trois semaines, la vie du couple que formait la star de Pirate des Caraïbes avec l’actrice américaine Amber Heard a été exposée jusque dans ses détails les plus sordides devant la Haute Cour de Londres. Entre les anciens époux, chacun accuse l’autre de mentir. Le Sun invoque 14 épisodes de violences, tous contestés par Johnny Depp.

Une foule de preuves

A l’avant dernier jour du procès, l’avocate du journal a entamé une plaidoirie en forme de réquisitoire. Sasha Wass a étrillé les excès de l’acteur, « sujet à des changements d’humeurs irrationnels » quand il a bu et consommé des stupéfiants. « M. Depp a donné un nom à cette entité, "le monstre" », a-t-elle plaidé. L’état dans lequel le comédien se retrouve parfois du fait de ses excès lui empêche même d’en avoir des souvenirs, selon elle.

Une foule de preuves sont venues aux yeux de l’avocate du quotidien à grand tirage prouver la violence de Johnny Depp à l’égard d’Amber Heard. Aucun témoin n’a assisté à ces violences, a-t-elle concédé, mais par nature, les violences entre conjoints se tiennent « derrière des portes closes », « la victime peut aimer l’auteur », le craindre et refuser de porter plainte.

Amber Heard « aimait » Johnny Depp, qu’elle avait rencontré en 2011 sur le tournage de Rhum Express, les débuts de leur relation, à une époque ou Johnny Depp était « clean », étaient « idylliques », a poursuivi Sasha Wass. Mais à partir de mars 2013, Johnny Depp a été rattrapé par ses vieux démons.

Dernier jour du procès

« Johnny Depp savait que drogues et alcool pouvaient le transformer en monstre », a affirmé l’avocate. A ce cocktail s’ajoute un « catalyseur » aux « explosions » de violence de Johnny Depp : la « jalousie » de l’acteur à l’égard d’Amber Heard, que ce soit envers l’ancienne compagne de l’actrice américaine ou les hommes avec qui il lui prêtait des relations extra-conjugales.

Le procès doit s’achever mardi avec les plaidoiries des avocats de Johnny Depp. Le jugement sera ensuite mis en délibéré à une date ultérieure.