Le Centre Pompidou-Metz fête ses dix ans avec Yves Klein et une exposition dédiée au folklore

ART CONTEMPORAIN Deux expositions sont programmées : une jusqu’en octobre, l’autre jusqu’en février

T.G. avec AFP

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Le centre Pompidou-Metz.
Le centre Pompidou-Metz. — Wikicommons
  • Ouvert en mai 2010, le centre Pompidou-Metz, dans la capitale mosellane, fête ses dix ans cet été.
  • Deux expositions sont au programme : « Le ciel comme atelier, Yves Klein et ses contemporains » et « Folklore ».
  • L’établissement, fermé pendant trois mois, a de nouveau ouvert ses portes le 12 juin.

Il avait été inauguré 12 mai 2010. Pour célébrer ses dix ans, le Centre Pompidou-Metz propose dans son programme d’été un dialogue entre Yves Klein, célèbre pour ses monochromes bleus, et une trentaine d’artistes contemporains étrangers, ainsi qu’une exposition dédiée à l’influence du folklore dans la création contemporaine.

Les deux expositions « sont des projets très européens qui montrent la façon dont le Centre Pompidou-Metz est au cœur d’un territoire plus vaste que la France », a annoncé en préambule Emma Lavigne, directrice du Palais de Tokyo après avoir été à la tête de l’institution messine pendant quatre ans, et commissaire de l’exposition « Le ciel comme atelier, Yves Klein et ses contemporains ».

Une exposition « extraordinaire et très attendue »

En neuf sections, un dialogue thématique se construit entre Yves Klein (1928-1962), peintre emblématique de l’après-guerre, et des artistes allemands, italiens, japonais, contemporains avec lesquels il avait « des affinités profondes ».

L’exposition, programmée jusqu’en février 2021, « est extraordinaire et très attendue », a commenté la directrice du Centre Pompidou-Metz, Chiara Parisi, qui se réjouit de voir « le public revenir de façon décidée ». L’établissement culturel, fermé pendant trois mois en raison de l’épidémie de coronavirus, a rouvert ses portes le 12 juin avec l’exposition « Folklore », prévue jusqu’en octobre.

Gauguin, Sérusier, Kandinsky…

« Cette exposition pose la question de ce qui pourrait réunir deux univers que tout oppose en apparence : l’art moderne, perçu comme une rupture avec le passé pour créer quelque chose de nouveau, et le folklore, assimilé au passé, à la tradition, au collectif, à l’immatérialité », détaille Jean-Marie Gallais, l’un des commissaires de l’exposition.

La première section analyse l’influence du folklore dans les œuvres des Français Paul Gauguin et Paul Sérusier, du couple Vassily Kandinsky et Gabrielle Münter, ou du Roumain Constantin Brâncusi.