Plan de relance : La ministre de la Culture Roselyne Bachelot n’ira pas « pleurnicher » pour « réclamer des sous »

CULTURE Invitée sur LCI, la ministre a également assumé son affection pour l’émission « Les Grosses Têtes »

C.W. avec AFP

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La ministre de la Culture Roselyne Bachelot.
La ministre de la Culture Roselyne Bachelot. — Francois Mori/AP/SIPA

Roselyne Bachelot n’y va pas par quatre chemins. La ministre de la Culture a affirmé ce lundi qu’elle n’irait pas « pleurnicher » pour « réclamer des sous » dans le cadre du plan de relance de l’économie, après la crise sanitaire qui a durement frappé le monde de la culture.

« Mon mandat, ça n’est pas de réclamer des sous, c’est de bâtir des projets. Mon rôle ça n’est pas de pleurnicher », a déclaré la ministre sur LCI. « Ce qui m’importe, c’est le plan de relance. Il ne s’agit pas pour la ministre de la Culture que je suis d’aller pleurer à Bercy pour obtenir un dixième de point supplémentaire », a-t-elle estimé.

Roselyne Bachelot souhaite défendre des « projets collectifs »

La ministre dit défendre des « projets collectifs » de développement pour le monde de la culture, qu’elle n’imagine pas concevoir « toute seule à la tête de son administration », mais « avec les grands acteurs de la culture, les responsables territoriaux, présidents de région ».

Elle souhaite que les crédits d’urgence d’un milliard d’euros en faveur des intermittents du spectacle soient « vite » distribués aux artistes qui « ont besoin de cet argent pour proroger leurs droits sociaux », et appelle pour cela à « surmonter » certaines « lourdeurs technocratiques ».

Les états généraux des festivals, qu’elle avait annoncés en prenant ses fonctions, seront par ailleurs organisés « dans les premières semaines de septembre », a précisé Roselyne Bachelot, qui va recevoir ce lundi le président du festival d’Avignon, Olivier Py.

« On ne m’enfermera pas dans une case »

A la fin de l’interview, la ministre s’est également exprimée sur l’émission des Grosses Têtes, à laquelle elle a participé à plusieurs reprises. « On peut aimer les blagues grivoises aux Grosses Têtes et s’imposer face à un monde "cultureux", exigeant, qui est un peu snob par rapport à ça parfois ? », l’interroge Elizabeth Martichoux. « C’est ma force. Je ne renie rien de ce que j’ai fait », assume Roselyne Bachelot, qui considère le programme présenté par Laurent Ruquier comme une « magnifique émission populaire avec un côté de rigolade mais aussi un côté culturel ». « On pose des questions, j’ai appris des tas de choses », précise-t-elle.

« Je me refuse à tout snobisme, ma caractéristique, c’est de tout aimer !, ajoute la ministre. Je ne veux pas qu’on m’enferme dans une case. On ne m’enfermera pas dans une case. » Le message est clair.