Tiktok suspendu à Hong Kong à cause de la loi sur la sécurité

RESEAUX SOCIAUX Le Parlement chinois a adopté une législation sur la sécurité nationale de Hong Kong, ouvrant la voie à des changements radicaux et à un potentiel virage autoritaire

20 Minutes avec AFP

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TikTok, c'est terminé pour les Hongkongais — 20 Minutes

Les habitants de Hong Kong ne pourront bientôt plus utiliser le réseau social TikTok, très populaire chez les jeunes, à cause de la récente loi sur la sécurité nationale imposée par la Chine, a annoncé la société lundi soir. « A la lumière des événements récents, nous avons décidé d’arrêter l’appli TikTok à Hong Kong », a déclaré un porte-parole.

L’arrêt complet va prendre quelques jours, selon TikTok, qui doit communiquer avec ses utilisateurs et ses annonceurs. Facebook, Google et Twitter ont eux confirmé lundi qu’ils ne répondaient plus aux demandes d’informations sur leurs utilisateurs émanant du gouvernement et des autorités de Hong Kong, par respect pour la liberté d’expression.

Un potentiel virage autoritaire

Les quatre plateformes mondiales ont fait savoir que leurs équipes étaient en train d’examiner de près la nouvelle loi très controversée. Hong Kong, ex-colonie britannique rétrocédée à la Chine en 1997 à condition de conserver certaines libertés, bénéficie d’un accès Internet illimité contrairement à la Chine continentale, où ces trois services sont par exemple bloqués.

Mais la semaine dernière, le Parlement chinois a adopté une législation sur la sécurité nationale de Hong Kong, ouvrant la voie à des changements radicaux et à un potentiel virage autoritaire. TikTok, propriété du groupe chinois ByteDance, plébiscitée par les plus jeunes grâce à ses vidéos au ton léger, notamment autour de l’humour, de la danse et de la musique, comptait 800 millions d’utilisateurs en janvier dans le monde (selon DataReportal).

La plateforme a souvent dû se défendre de ses liens avec la Chine, où sa maison-mère possède une application similaire, sous un autre nom. Elle a toujours nié partager des données avec les autorités chinoises et assuré ne pas avoir l’intention d’accepter de telles requêtes.