YouTube supprime les chaînes d’Alain Soral

WEB Des chaînes fermées pour « enfreintes répétées aux conditions d’utilisation » de la plateforme

20 Minutes avec AFP

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Alain Soral en 2009
Alain Soral en 2009 — REVELLI-BEAUMONT/SIPA

Les deux chaînes YouTube de l’essayiste d’extrême droite Alain Soral ont été supprimées lundi par la plateforme américaine de vidéos en ligne, a fait savoir la branche française de sa maison mère, Google, une semaine après avoir fermé celle du polémiste Dieudonné.

Comme pour l’humoriste militant, les chaînes d’Alain Soral ont été fermées pour « enfreintes répétées aux conditions d’utilisation » de la plateforme. La première, « ERTV Officiel », qui portait l’acronyme de son site « Egalité et réconciliation », comptait 185.000 abonnés. La seconde, « ERTV International », cumulait 3.200 abonnés.

Il « ne pourra pas recréer de chaîne sur YouTube »

A l’instar de Dieudonné, Alain Soral « ne pourra pas recréer de chaîne sur YouTube », a précisé Google France. En revanche, des vidéos le faisant apparaître pourront toujours être visibles si elles respectent les conditions d’utilisation de la plateforme.

Depuis juin 2019, YouTube a durci son règlement vis-à-vis des discours de haine et ces fermetures interviennent en application de ce nouveau cadre, a précisé Google France. Aux Etats-Unis, la plateforme a également supprimé des chaînes de suprémacistes blancs la semaine dernière.

La chaîne « ERTV Officiel » d’Alain Soral avait déjà été fermée par YouTube en juin 2018, une semaine après sa condamnation à deux peines d’emprisonnement avec sursis pour provocation à la haine. La plateforme invoquait déjà le « non-respect du règlement de la communauté ».

Alain Soral, de son vrai nom Alain Bonnet

Mais le polémiste avait rapidement obtenu la réouverture de sa chaîne quelques jours plus tard : il avait à l’époque tiré parti des « zones grises » de l’ancien règlement pour amener YouTube à revenir sur sa décision, précise aujourd’hui Google France.

Habitué des tribunaux, Alain Soral, de son vrai nom Alain Bonnet, a été condamné plusieurs fois par la justice. La dernière condamnation date de la fin juin en appel : 5.000 euros d’amende, avec possibilité d’emprisonnement en cas de non-paiement, pour contestation de l’existence de la Shoah.