« RuPaul’s Drag Race » sur Netflix : Trois bonnes raisons de regarder la saison 12

DRAG QUEENS La douzième saison de la cultissime compétition de drag-queens arrive sur Netflix ce vendredi

Fabien Randanne

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Les candidates de la douzième saison de RuPaul's Drag Race, à New York, en février 2020.
Les candidates de la douzième saison de RuPaul's Drag Race, à New York, en février 2020. — Anthony Behar/Sipa USA/SIPA
  • « RuPaul’s Drag Race » est une compétition de drag-queens dont la douzième saison vient d’être mise en ligne sur Netflix France.
  • Le casting de cette saison est particulièrement relevé et il est bien difficile de livrer un pronostic sur les finalistes.
  • Les derniers épisodes ont été tournés en plein confinement. Une première.

Les impatients, qui ont suivi la saison 12 de RuPaul's Drag Racece printemps au rythme de sa diffusion sur la chaîne américaine VH1 connaissent déjà la gagnante. Mais ceux qui n'ont pas eu recours au téléchargement illégal et sont restés à l'abri des spoilers, trépignent de découvrir qui a succédé à Yvie Oddly au palmarès de la plus célèbre compétition de drag-queens. Le suspense prend fin ce vendredi : les quatorze épisodes sont désormais disponibles du Netflix France. 

Si vous ne connaissez pas (encore) RuPaul's Drag Race, on vous suggère de lire cet article intitulé «"RuPaul's Drag Race" pour les nuls», avant de revenir ici pour découvrir les trois bonnes raisons de dévorer cette douzième saison.

Un excellent casting

Douze candidates sont en lice pour décrocher un an de maquillage Anastasia Beverly Hills, le titre d'American Drag Queen Superstar et, accessoirement, les 100.000 dollars promis à la gagnante.

Sur le tournage, elles étaient cependant treize en course. Juste avant la diffusion du premier épisode, au printemps, la production a annoncé la disqualification de l'une d'entre elles. Sherry Pie - Joey Gugliemelli dans le civil - a en effet admis avoir, sous une fausse identité, demandé à plusieurs jeunes acteurs de leur envoyer des vidéos d'eux-mêmes, à caractère sexuel, en leur assurant que cela pourrait les aider à décrocher un rôle dans une pièce. Résultat : le temps d'apparition à l'écran de Sherry Pie est réduit au maximum et il arrive que le montage d'un épisode la zappe complètement...

Les coupes passeraient presques inaperçues tant le casting est relevé cette année. Si, lors des saisons précédentes, certaines queens se distinguent d'emblée comme les grandes favorites, il est bien plus difficile ici de livrer son pronostic sur celles qui atteindront la finale. Pour n'en citer qu'une poignée: Jackie Cox et Jan se démarquent par leur humour, Aiden Zhane, Crystal Methyd et Rock M. Sakura par leur excentricité créative, Gigi Goode, Jaida Essence Hall et Nicky Doll par leurs looks à tomber du catwalk. « Le fait d’être Française et mon esthétique étaient des atouts, je dirais », confiait cette dernière à 20 Minutes en février. Car oui, Nicky Doll (Karl Sanchez, quand il n'est pas en drag) est française et vit depuis quelques années aux Etats-Unis. A vous de voir si vous voulez réveiller votre chauvinisme...

Un bon paquet de jurés stars

Si Michelle Visage, Carson Kressley et Ross Matthews restent fidèles au rendez-vous pour évaluer les candidates au côté de RuPaul, plusieurs célébrités, comme le veut la tradition, sont elles aussi conviées à donner leur avis. Et « star » n'est pas un mot galvaudé. Citons, sans tout spoiler, Nicki Minaj, Jeff Goldblum, Whoopy Goldberg, Robyn, Daisy Ridley ou même Alexandria Ocasio-Cortez qui est devenue, en 2018, la plus jeune candidate jamais élue au congrès américain (elle avait 29 ans). Certaines de ces personnalités sont fans de l'émission (les réactions de l'actice Leslie Jones sont mythiques), d'autres semblent découvrir un univers parallèle dont ils ignoraient l'existence. En tout cas, ce plateau très chic achève de prouver que RuPaul's Drag Race est devenu un programme archi-grand public - ce qui ne doit pas faire oublier que l'art du drag ne se résume pas à ce qui est montré à l'écran. 

La saison confinée

RuPaul's Drag Race fait partie de ces émissions qui ont été perturbées par la pandémie de coronavirus. Si la plupart des épisodes étaient tournés depuis l'été dernier, le « reunion » (où tout le cast, à l'exception de Sherry Pie donc, se retrouve pour débriefer) et la grande finale devaient être enregistrés au printemps. C'est donc en version confinée, via visioconférence, que la saison 12 a connu son dénouement. Cela donne deux épisodes pas banals mais de très bonne tenue tout de même, la créativité et l'originalité compensant parfaitement l'absence de public et de grande scène.