Rennes : Union Jack, classes populaires et selfies... Bienvenue dans l’univers de Martin Parr

EXPOSITION Le Frac Bretagne accueille jusqu’au 24 janvier une rétrospective du célèbre photographie britannique

Jérôme Gicquel

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Etienne Bernard, nouveau directeur du Frac Bretagne, devant une série de photos signées Martin Parr.
Etienne Bernard, nouveau directeur du Frac Bretagne, devant une série de photos signées Martin Parr. — J. Gicquel / 20 Minutes

Il fait partie des grands noms de la photographie contemporaine. A Rennes, le Frac Bretagne ne pouvait rêver mieux pour sa reprise avec la rétrospective « Parrathon » consacrée à l’artiste britannique Martin Parr qui sera visible jusqu’au 24 janvier. A travers 14 séries et plus de 500 clichés, dont certains dévoilés pour la première fois en France, le public découvre l’œuvre du photographe anglais qui s’est beaucoup intéressé à ses semblables.

Tout au long de sa carrière, le photographe s'est intéressé à la société britannique sous toutes ses coutures.
Tout au long de sa carrière, le photographe s'est intéressé à la société britannique sous toutes ses coutures. - Magnum Photos

« Je suis fasciné par les gens ordinaires et ce qu’ils font », confie d’ailleurs le photographe dans un entretien accordé à France Culture. Avec son regard tour à tour acerbe ou bienveillant, il dépeint sans distinction les us et coutumes de l’élite britannique ou le quotidien des classes populaires.

« C’est un chroniqueur critique de notre époque, un photographe documentaire qui a sa manière bien à lui de mettre en scène la comédie humaine », souligne Étienne Bernard, nouveau directeur du Frac Bretagne.

Un regard ironique sur le tourisme de masse

Si les sujets de sa Majesté ont ses faveurs, Martin Parr a également beaucoup voyagé durant ses quarante ans de carrière, s’intéressant notamment au tourisme de masse qu’il tourne en dérision. On lui doit ainsi de nombreuses photos consacrées aux plages du monde entier ainsi qu’à la pratique du selfie. « La perche à selfie, on ne peut pas lutter contre, indiquait l’artiste l’an dernier sur les ondes de la radio publique. J’adhère et je suis attiré par tous les adeptes de la perche à selfie ».

Un self-portrait de Martin Parr à Dubaï.
Un self-portrait de Martin Parr à Dubaï. - Magnum Photos

Martin Parr n’hésite d’ailleurs pas à se mettre en scène avec des autoportraits dans lesquels il assume son goût immodéré pour le kitsch. Un humour « so British » qui fait un bien fou en cette période si morose.