Jean-Marie Bigard ne se présentera (finalement) pas à la présidentielle

POLITIQUE L’humoriste a toutefois confirmé son envie de « rendre service au peuple »

L. Be.
Jean-Marie-Bigard a soutenu la liste du forain Marcel Campion aux municipales de Paris
Jean-Marie-Bigard a soutenu la liste du forain Marcel Campion aux municipales de Paris — GUERICOLAS/Marlyse pres/SIPA

Jean-Marie Bigard en dit un peu plus sur ses ambitions politiques. « J’y connais rien en politique. J’ai jamais voulu en faire. Je me ferais déchiquer si je rentrais sur le terrain. Je préfère gueuler en tribune », a-t-il lancé lors d’un entretien avec le magazine Society paru le 11 juin.

« Je laisse chauffer la Cocotte-Minute à feu doux pour savoir combien de gens seraient derrière moi si ça arrivait, mais pour l’instant ce n’est pas au goût du jour », a-t-il assuré tout en confirmant son envie de « rendre service au peuple ».

Appelé par Macron

L’humoriste avait indiqué fin mai sur BFMTV qu’il pourrait être « intéressé » par une candidature à la présidentielle de 2022 pour « représenter le peuple » hors des partis politiques. Interrogé sur une éventuelle candidature, l’acteur de 66 ans répond : « Ça pourrait si ça pouvait aider le peuple à avoir une voix sincère qui ne ferait partie d’aucun parti politique. Oui, ça pourrait me tenter ».

L’humoriste a récemment soutenu la liste du forain Marcel Campion aux municipales de Paris, qui n’a obtenu que 0,40 % des suffrages. Il avait fait parler de lui en révélant avoir été appelé par Emmanuel Macron après l’avoir interpellé, par vidéo, sur la réouverture des bars et restaurants.

« Par moi en fait il s’adresse au peuple »

« Comme il [le président] a un peu de mal à s’adresser directement au peuple, il s’adresse à moi, et par moi en fait il s’adresse au peuple, avait-il expliqué sur la chaîne d’info, parce qu’il sait que la vidéo que j’ai faite au président a fait huit millions de vues. C’est énormissime. »

« Quand un mec représente le peuple, le peuple un peu en colère, eh ben on l’appelle, ajoute-t-il. C’est pour ça que je sens que les "gilets jaunes" me sollicitent (…) Ils se disent "Qui va prendre notre défense le mieux ?". Très souvent, c’est mon nom qui arrive ».

En 1980, Coluche avait annoncé sa candidature pour la présidentielle de l’année suivante. Après être monté à plus de 10 % dans les intentions de vote, il avait renoncé quelques mois avant le scrutin.