Mort de Jean-Loup Dabadie : Julien Clerc, Barbara, Michel Polnareff… (Re)découvrez les plus belles chansons du célèbre parolier

JUKEBOX Jean-Loup Dabadie était un auteur prolifique de chansons à succès, parmi lesquelles « On ira tous au paradis » de Michel Polnareff ou « Ma préférence » de Julien Clerc  

A.L.

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Jean-Loup Dabadie, homme de lettres francais.
Jean-Loup Dabadie, homme de lettres francais. — BALTEL/SIPA

On doit au parolier et homme de lettres Jean-Loup Dabadie, mort ce dimanche à l’âge de 81 ans, de nombreuses chansons populaires et parmi les plus beaux titres du répertoire français. En voici quelques-uns.

Michel Polnareff : On ira tous au paradis

Michel Polnareff et Jean-Loup Dabadie ont notamment travaillé ensemble sur les titres Tous les bateaux tous les oiseaux, Dans la Maison Vide, Lettre à France. La plus connue est sans doute On ira tous au Paradis, sortie en 1972 sur l’album Polnarévolution.

Julien Clerc : Ma préférence

Jean-Loup Dabadie écrit en 1978 Ma préférence, chanson à succès de Julien Clerc, deux ans après une première collaboration sur Le cœur trop grand pour moi. Il écrira aussi L’assassin assassiné (1980), Elle danse ailleurs (1997) et surtout le tube Femmes, je vous aime (1982). « Jean-Loup Dabadie sait trouver le coeur des gens. Sans doute parce qu’il évite l’esbroufe », avait dit à son propos Julien Clerc, en 2009, au moment de son entrée à l’Académie française.

Pour le cinéaste Claude Sautet : La Chanson d’Hélène

L’Académicien a travaillé sur le scénario et les dialogues du film Les Choses de la vie de Claude Sautet, sorti en 1970, dans lequel on retrouve La chanson d’Hélène, chantée par Romy Schneider et Michel Piccoli, récemment dédécé. La chanteuse Liane Foly a repris ce titre des années plus tard sur son album Entre nous dans une version avec le metteur en scène Robert Hossein.

Serge Reggiani : L’Italien

On doit à Jean Loup Dabadie de nombreuses chansons pour Serge Reggiani (Et puis, De quelles Amériques, Hôtel des voyageurs, Le vieux couple…) mais c’est sans doute L’Italien qui dit le mieux les origines du chanteur et acteur, qui commençait ses concerts par ce titre.

Outre ces tubes, Jean-Loup Dabadie a aussi écrit pour Dalida (Le Clan Des Siciliens), Claude François ou encore Barbara. « Je danse quand j’ai de la peine/Je danse les jours de déveine », chantait « Cloclo » en 1971. Pour Barabara, il a composé l’énigmatique Marie Chevenance, sur la relation entre une petite fille et un homme adulte accusé de pédophilie (« Il avait inventé un oiseau qui danse/Et l’avait donné avec innocence/A Marie, Marie Chenevance (…) Mais elle était une toute petite fille/Alors ils ont lâché les chiens »).