« Streets of Rage 4 » : Le retour coup de poing d’un jeu culte et cool

JEU VIDEO Une suite par des fans pour les fans disponible jeudi sur PC, Xbox One, PS4 et Switch

Vincent Julé
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Après 25 ans d'absence, « Streets of Rage » reprend du service et impose son style inimitable et intemporel
Après 25 ans d'absence, « Streets of Rage » reprend du service et impose son style inimitable et intemporel — Sega / Dotemu
  • Plus de 25 ans après le troisième et dernier épisode, la franchise « Streets of Rage » est de retour sur consoles, et ça va faire mal (en fait, ça fait du bien)
  • Le jeu développé par des studios français réussit l’équilibre parfait entre retrogaming et next gen
  • Idéal pour des sessions courtes, le titre tombe à point nommé pour les parents nostalgiques et confinés

Il était l’un des dignes représentants du jeu de combat, et plus précisément du beat 'em all, et l’un des titres phares de la Mega Drive. Streets of Rage a bercé, et défoulé, nombre de gameurs, avec un deuxième épisode, l'un des meilleurs du genre. Après trois jeux au début des années 1990, la licence a disparu des radars, malgré des tentatives avortées de retour sur Saturn et Dreamcast, et des hommages des fans, les créations Beasts of Rage et Streets of Rage Remake. Autant dire que l’annonce en août 2018 de son retour officiel a fait son petit effet, d’autant plus que ce Streets of Rage 4 est développé par les studios français Dotemu et Lizardcube, à qui l’on doit le super remake de Wonder Boy : The Dragon’s Trap.

Du neuf avec du vieux

Près de trente ans plus tard, que reste-il de Streets of Rage ? Si cette suite est clairement un jeu de fans, pour les fans et par des fans, il n’en reste pas moins un vrai beat’em all. Et un très bon. Les développeurs n’ont pas choisi l’approche pixelart, mais un graphisme revu et corrigé par le trait de Ben Fiquet, à la croisée du comics et du manga. On pense beaucoup à Lastman (Balak signe le générique du jeu), et on peut avoir l’impression de « jouer » à un dessin animé (coucou Comix Zone). Le concept, lui, reste le même, à savoir un jeu de combat à défilement horizontal, et parfois diagonal, avec sa flopée d’ennemis. Le joueur nostalgique les reconnaîtra au premier coup d’oeil, et coup de poing, même s’ils sont rejoints par de nouveaux acolytes, plus ou moins coriaces mais toujours dans l’esprit Streets of Rage.

Un gameplay revu et enrichi

Même constat avec nos héros, et le retour d’Axel Stone, Blaze Fielding, épaulés par la fille d’Adam Hunter, Cherry, et par Floyd Iraia, apprenti du Dr. Zan de Street of Rage 3. Tous les personnages de la franchise sont déblocables au bout d’un moment, selon votre score et sous leurs différentes versions rétro. Si le grand méchant M. X est absent, ses enfants, les jumeaux Y, ont pris la relève et terrorisent la ville. Voilà pour l’histoire, en fait.

Streets of Rage brillait aussi par la simplicité de son gameplay, et c’est toujours le cas, même s’il paraît aujourd’hui presque limité et s’est donc enrichi de nouvelles fonctionnalités : combos, rebond des armes, attaque étoile… Les possibilités sont multiples, comme dans tout bon jeu de baston moderne, et le jeu gagne ainsi en dynamisme et folie. Surtout à quatre. Car oui, Streets of Rage 4 est jouable en solo, à deux en ligne, et jusqu’à quatre en local. Un joyeux bordel.

Pour le parent nostalgique et confiné, qui n’a pas le temps de se faire Final Fantasy VII Remake, le retour de Streets of Rage est une aubaine, idéal pour des sessions courtes, avec différents modes de jeu (histoire, combat de boss, duel), et un penchant naturel pour le rétro. Ah, cette musique ! Raaah ces éditions collector !