Mick Jagger et Paul McCartney rejouent (pour rire) la guerre entre Beatles et Rolling Stones

DEBAT Les deux chanteurs se répondent par médias interposés sur la question de la supériorité de leurs groupes respectifs

B.Ch.

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Paul McCartney et Mick Jagger en 2011 à New York
Paul McCartney et Mick Jagger en 2011 à New York — Richard Young / Rex Fea/REX/SIPA

Paul McCartney et Mick Jagger relancent la polémique la plus vive des dernières décennies : plutôt Beatles ou Rolling Stones? Alors bien sûr, c’est pour rire, bien sûr, ils sont de mauvaise foi, et bien sûr, tout le monde sait que les Kinks sont indépassables.

N’empêche, l’échange entre les deux chanteurs par médias interposés est assez savoureux. L’ex-Beatles Paul McCartney a lancé les hostilités lors d’une interview au micro de Howard Stern : « Les Stones ont toujours été à fond dans le blues. Quand ils écrivent quelque chose, il faut que ce soit lié au blues. Nous avions plus des influences plus variées. Il y a beaucoup de différences, et j’adore les Stones, mais je le concède : les Beatles étaient plus grands. »

Longévité et plagiat

Boum. Et derrière, Paul McCartney avait habilement, avec une antiphrase de toute beauté, doublée d’une prétérition très élégante, relancé le débat sur le fait que les Rolling Stones auraient beaucoup copié les Beatles au cours de leurs carrières.

C’est dans une interview avec Zane Lowe sur AppleMusic, que le chanteur des Rolling Stones a répliqué : « Paul est vraiment drôle. Il est adorable. Il n’y a évidemment pas de compétition entre les deux groupes. La grande différence néanmoins, si on prend un peu de recul, c’est que les Rolling Stones est un groupe de gros concerts qui a traversé des décennies et des époques différentes, tandis que les Beatles n’ont jamais fait une tournée des stades. Ils se sont séparés avant que tout ceci n’apparaisse. » Et Mick Jagger de tacler la courte carrière sur scène des Beatles, comparée à l’extraordinaire longévité des Stones.

Les deux chanteurs semblent avoir pas mal de temps libre en ce moment. Il est donc possible que le dialogue continue. Et nous n’en perdrons pas une miette.