Coronavirus: Leurs chorégraphies confinées font un carton sur Internet et ça fait « vraiment du bien aux gens »

DANSE Mehdi Kerkouche et des danseurs de la compagnie EMKA proposent « un moment léger » avec leurs performances réalisées par écrans interposés

Fabien Randanne

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Mehdi Kerkouche (en h. à droite) et cinq autres danseurs de la compagnie EMKA, ont réalisé une choré par écrans interposés.
Mehdi Kerkouche (en h. à droite) et cinq autres danseurs de la compagnie EMKA, ont réalisé une choré par écrans interposés. — Capture d'écran Twitter Mehdi Kerkouche

« On a senti que ça faisait vraiment du bien aux gens. Sur un média comme Twitter où en général il peut y avoir énormément de haters, nous n’avons reçu aucune forme de négativité ! », s’enthousiasme Mehdi Kerkouche auprès de 20 Minutes.

La semaine dernière, le chorégraphe et comédien mettait en ligne la vidéo d’une chorégraphie sur My Everything de Barry White dans laquelle il se mettait en scène avec quatre danseurs de la compagnie EMKA. Un numéro réalisé par écrans interposés, chacun restant confiné chez soi.

Dès la mise en ligne sur les réseaux sociaux, le succès a été au rendez-vous. Rien que sur Twitter la performance a été visionnée plus de 1.4 million de fois. Un accueil extrêmement chaleureux qui a donné des envies d’encore.

Ce lundi, Mehdi Kerkouche a partagé une nouvelle chorégraphie, cette fois-ci sur La Valse d’Amélie, composée par Yann Tiersen pour le film de Jean-Pierre Jeunet, Le fabuleux destin d’Amélie Poulain.

« Un moment léger dans cette période compliquée »

« On s’est retrouvés sur Facebook Messenger, explique-t-il. On se réunit entre 1 h 30 et 2 h par jour. Pour la première vidéo, en quatre jours la chorée était prête et on a pu tourner le cinquième jour. Pour la seconde c’est un peu plus élaboré et millimétré on a donc travaillé pendant six jours. »

En quelques heures, cette deuxième chorégraphie a enregistré plus de 22.500 vues sur Twitter, et 3.600 vues en à peine une heure sur Instagram et les commentaires enthousiastes affluent à nouveau.

Le chorégraphe adorerait que Yann Tiersen voie la vidéo « et qu’elle lui plaise au point d’autoriser le partage sur les réseaux ». Elle a par exemple été désactivée sur YouTube pour une question de droits d’auteur.

Une troisième vidéo se prépare-t-elle ? « Je ne souhaite pas nous imposer de rythme de création, répond Mehdi Kerkouche. J’aimerais en faire d’autres mais, surtout, je veux que l’idée soit bonne pour continuer d’offrir aux gens un moment léger dans cette période compliquée. » Et leur permettre, dans ce contexte de pandémie​, d’envoyer valser les idées noires.