Radio France entre dans son 56e jour de grève, les négociations se poursuivent

MOBILISATION La direction négocie avec quatre syndicats l’ouverture d’une procédure alternative au plan de départs volontaires

20 Minutes avec AFP

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Illustration Radio France.
Illustration Radio France. — LODI Franck/SIPA

Alors que la grève à Radio France est entrée lundi dans son 56e jour, la direction négocie avec quatre syndicats l’ouverture d’une procédure alternative au plan de départs volontaires.

Quatre syndicats (CFDT, UNSA, FO et SNJ) sur six ont validé vendredi l’ouverture de négociations sur une rupture conventionnelle collective (RCC), alors que les antennes continuaient à être très légèrement perturbées.

« Un vrai pas en avant »

Une RCC permettrait à la radio publique de se séparer de salariés sur la base du volontariat, notamment des salariés en fin de carrière, avant de réembaucher des jeunes sur certains postes.

« C’est un vrai pas en avant », s’est félicitée la direction de Radio France. « Avec une majorité de syndicats autour de la table, nous ouvrons une parenthèse pour nous donner le temps de travailler à un accord négocié sereinement ».

Les quatre syndicats représentaient une majorité des voix aux dernières élections professionnelles (64 % selon la direction). Les syndicats Sud et CGT (ce dernier étant le seul à poursuivre l’appel à la grève illimitée) n’ont pour le moment pas approuvé cette démarche.

60 millions d’euros d’économies prévus

Les syndicats demandent toujours, avant tout, à négocier une baisse du nombre de postes supprimés. Le plan présenté par la direction de Radio France prévoit 60 millions d’euros d’économies et 299 suppressions de postes (avec 76 créations de postes en parallèle).

Si aucun accord autour d’une RCC n’est trouvé, la direction de Radio France pourra revenir à la formule du plan de départs volontaires.