VIDEO. « The Elder Scrolls Online » voit toujours plus grand avec le nouveau chapitre « Greymoor »

MMORPG Annoncé en grandes pompes jeudi soir et disponible au printemps sur PC, PS4 et Xbox One, le nouveau chapitre de « The Elder Scrolls Online » propose aux joueurs de retourner à Skyrim et confirme la bonne santé du MMORPG

Vincent Julé

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Avec son nouveau chapitre « Greymoor », le MMORPG « The Elder Scrolls Online » retourne à Skyrim, pour le plus grand plaisir des fans
Avec son nouveau chapitre « Greymoor », le MMORPG « The Elder Scrolls Online » retourne à Skyrim, pour le plus grand plaisir des fans — Bethesda

Sommes-nous en train de vivre un nouvel âge d’or du jeu de rôle en ligne massivement multijoueur, le fameux MMORPG ? Parlons plutôt d’un passage à la maturité, voire à la sagesse. Si la référence absolue du genre, World of Warcraft, a vu son nombre de joueurs baisser depuis un pic à 12 millions d’inscrits en 2010, la communauté reste toujours fidèle. Enfin LES communautés. Car WoW ne règne plus tout seul sur le MMORPG. La décennie écoulée a vu naître de nouveaux jeux, de Stars Wars : The Old Republic à Guild Wars 2 en passant par   Final Fantasy XIV Online et The Elder Scrolls Online (TESO).

Un univers de fantasy ancré dans la réalité

Ces deux-là connaissent une vraie progression avec respectivement 18 (dont deux rien qu'avec l'extension Shadowbringers) et 14 millions de joueurs inscrits, même s’il est parfois difficile de s’y retrouver parmi ces chiffres communiqués ou leakés, entre joueurs inscrits et joueurs actifs. Malgré son jeune âge (il est sorti en 2014), TESO voit toujours plus grand, avec l’annonce dans la nuit de jeudi à vendredi en fanfare du nouveau chapitre Greymoor pour ce printemps, et bien sûr l’héritage de 25 ans de franchise et d’histoires Elder Scrolls.

« Les jeux The Elder Scrolls se déroulent dans un univers de fantasy, et plus précisément sur le continent de Tamriel, mais à la différence d’autres jeux de rôle, je dirais qu’il est peut-être plus ancré dans la réalité, explique Rich Lambert, directeur créatif de TESO chez Zenimax Online Studios. Si la magie disparaissait, le monde continuerait de tourner, et les personnages à vivre. L’univers ne repose ainsi pas entièrement sur la fantasy, de même que le lore et l’histoire ne sont pas racontées par des hautes instances, des maîtres de donjons, mais à travers les yeux de tous les habitants. Avec des points de vue contradictoires, comme dans la vraie vie. C’est ce qui me fascine le plus. »

Venez comme vous êtes

Le développeur a découvert The Elder Scrolls avec le premier jeu, Arena en 1994, avant de s’y intéresser de plus près avec Daggerfall et de devenir accro avec Morrowind. Suite logique, il commence à travailler sur la licence avec l’incontournable Oblivion en 2006. Mais un jeu solo et un jeu multi online Elder Scrolls, est-ce la même chose ? « La principale différence est le système de classes du MMORPG, un système assez libre où le joueur a le choix parmi trois factions, dix races, six classes, et leurs lignes de compétence, qu’il peut mixer, personnaliser, détaille Rich Lambert. Tu n’es pas restreint à un type de personnage, tu peux être un mage mais avec une énorme épée. Tu fais ce que tu veux de la fantasy. Cette liberté se retrouve dans l’exploration, le lore, en fait l’essence même des Elder Scrolls. »

Pour se différencier d’un World of Warcraft ou Final Fantasy XIV, également sous haute influence heroic fantasy, The Elder Scrolls Online mise sur l’accessibilité. « Tu n’as pas à jouer pendant trois ans pour atteindre le même niveau que les autres joueurs et profiter des dernières aventures, c’est vraiment facile, commente le directeur créatif. Tu peux jouer n’importe qui, aller n’importe où, les nouveaux joueurs sont directs au max et peuvent rejoindre l’aventure. Personne n’est laissé derrière. » Chaque nouveau chapitre, ou extension, est ainsi l’occasion à la fois de raviver l’intérêt des joueurs fidèles et d’attirer l’attention de nouvelles recrues. « D’autant plus que les précédents chapitres sont inclus avec le dernier acheté, ce qui promet des centaines et centaines d’heures de jeu, ajoute Rich Lambert. »

Retour à Skyrim

Après Elsweyr, sa saison des dragons et sa nouvelle classe (les nécromanciens) en 2019, The Elder Scrolls Online retourne à Skyrim – oui la célèbre contrée qui a donné son nom au chef d’œuvre The Elder Scrolls V – dans Greymoor, avec un nouveau de jeu, le Système d’Antiquités. « Si TESO se déroule mille ans avant Skyrim, il n’existe pas moins des connexions. Les joueurs réclament depuis longtemps de revenir à Bordeciel, explique le développeur. Il avait pu explorer sa partie orientale, mais Greymoor les invite à explorer le Bordeciel occidental, une contrée glaciale, un monde plus sombre, avec les cavernes de Griffenoire. Bordeciel est en proie à de mystérieuses disparitions, aux attaques de loups-garous et de vampires, ainsi que de Tempêtes faucheuses surnaturelles… Le joueur doit comprendre ce qu’il se passe et comment le stopper au cours d’une saison de contenus que l’on a appelé le "Coeur noir de Skyrim". »

Si The Elder Scrolls Online raconte ses propres histoires, il ne peut pas raconter n’importe quoi non plus. « Il existe un gardien du temple, et même des gardiens du temple, raconte Rich Lambert. Nous avons ainsi un lore master dans l’équipe, et travaillons main dans la main avec Todd Howard, Ashley Cheng ou Kurt Kuhlmann chez Bethesda Game Studios. Ils s’occupent des jeux solo et nous aident à garder la même vision. » L’occasion d’en savoir plus sur le très (très) attendu The Elder Scrolls VI, annoncé à l'E3 2018 et prévu sur les consoles next gen ? « Je n’ai pas ce pouvoir ! » (rires) Il fallait tenter.