Affaire Matzneff: Le ministre de la Culture apporte son « soutien » aux victimes

REACTION Franck Riester assure que « l’aura littéraire n’est pas une garantie d’impunité »

20 Minutes avec AFP
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Gabriel Matzneff
Gabriel Matzneff — ANDERSEN ULF/SIPA

Les réactions sur l’affaire Matzneff continuent d’affluer. Le ministre de la Culture Franck Riester a apporté samedi son soutien à « toutes les victimes » de l’écrivain Gabriel Matzneff, au cœur d’une polémique pour son attirance sexuelle pour les jeunes adolescents.


Les victimes peuvent téléphoner au 119

« L’aura littéraire n’est pas une garantie d’impunité. J’apporte mon entier soutien à toutes les victimes qui ont le courage de briser le silence », a écrit le ministre avant la parution début janvier de « Consentement », témoignage de l’éditrice Vanessa Springora, séduite à 14 ans par Matzneff. « Je les invite, ainsi que tout témoin de violences commises sur des enfants, à contacter le 119 », a poursuivi Franck Riester.

Le ministre a demandé par ailleurs au Centre national du livre (CNL) de lui fournir « toutes les précisions » concernant une allocation versée à certains écrivains pour compenser les difficultés financières liées au grand âge ou à la maladie, dont Gabriel Matzneff est bénéficiaire. « Je prendrai mes responsabilités », a ajouté le ministre.

Le goût proclamé de Gabriel Matzneff, aujourd’hui âgé de 83 ans, pour les jeunes filles et les jeunes garçons n’a jamais fait ciller le monde de l’édition, mais la sortie le 2 janvier de « Consentement » a changé la donne. Vanessa Springora raconte dans son livre comment elle a été séduite par le presque quinquagénaire au milieu des années 1980 et le poids de cette histoire sur sa vie, ponctuée de dépressions.