La musique Gnaoua désormais inscrite au patrimoine immatériel de l'Unesco

PATRIMOINE MUSICAL Initiée par les descendants d'anciens esclaves venus d'Afrique noire, la musique Gnaoua a été inscrite au patrimoine immatériel de l'Unesco hier à Bogota

M.G. avec AFP

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Le musicien marocain Hamid El-Kasry durant le festival d'Essaouira l'été dernier.
Le musicien marocain Hamid El-Kasry durant le festival d'Essaouira l'été dernier. — afp

C’est la première fois que la réunion annuelle du Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel se tient en Amérique latine. Jeudi, à Bogota, il a sacré la musique Gnaoua, venue des rites perpétués par les descendants d’anciens esclaves d’Afrique noire.

La ville portuaire d’Essaouira, au sud du Maroc, est le sanctuaire de cette musique, pour laquelle le royaume chérifien avait déposé une demande d’inscription sur la liste de l’Unesco.

Réhabilitée par le festival d’Essaouira

Le festival d’Essaouira – décrit comme le « Woodstock marocain » – a réhabilité cette musique : la confrérie Gnaoua qui associe rituels africains et cultes des saints de l’Islam était avant l’événement peu connue au Maroc.

Le festival d’Essaouira, parfois décrit comme le « Woodstock marocain », célèbre dans une ambiance relax une musique traditionnelle qui a séduit les plus grands. Sa filiation africaine favorise les métissages avec le blues et le jazz, mais aussi le flamenco, le reggae ou encore la salsa.