VIDEO. Disneyland : Star Wars Galaxy’s Edge, un paradis pour geeks far far away

STAR WARS EDITION SPECIALE Ouvert depuis l’été dernier, le village Star Wars du parc californien offre une expérience dépaysante – et potentiellement très coûteuse – aux touristes de passage

Philippe Berry

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Le Faucon Millenium de Star Wars Galaxy's Edge, à Disneyland, en Californie.
Le Faucon Millenium de Star Wars Galaxy's Edge, à Disneyland, en Californie. — P.BERRY/20 MINUTES
  • La saga des Skywalker touche à sa fin avec la sortie de l’épisode IX de Star Wars, L’Ascension de Skywalker, le mercredi 18 décembre.
  • 20 Minutes accompagne cet événement en revenant sur l’impact immense que la saga a eu sur la culture mondiale.
  • Aujourd’hui, nous vous emmenons en visite au parc d’attractions dédié à Star Wars, en Californie.

De notre correspondant à Los Angeles,

Bienvenue sur la planète Batuu. Deux tourelles-canons et la musique de John Williams donnent le ton. Sur la droite, de la fumée s’échappe d’un X-Wing, et après avoir traversé un souk animé, on arrive sur la place centrale. Le Faucon Millenium y trône, dans la splendeur imposante de ses 35 mètres, devant des falaises qui dominent l’horizon. Malgré la centaine de visiteurs qui déambulent, on oublierait presque qu’on se trouve dans un parc d’attractions à une heure de Los Angeles. A l'occasion de la sortie de L'Ascension de Skywalker, la semaine prochaine, 20 Minutes vous offre une visite guidée.

Avec Galaxy’s Edge, Disney a mis le paquet – et dépensé plus d’un milliard de dollars. Ce village Star Wars, qui occupe plus de cinq hectares du parc Disneyland historique, à Anaheim (et d’Hollywood Studios, en Floride), a ouvert ses portes à l’été 2019. Il sera complet le 17 janvier 2020 avec l’ouverture de l’attraction reine, Rise of the Resistance.

Blue milk et ribs de kaadu

En ce mardi matin automnal, il faut patienter moins de 30 minutes pour grimper à bord du Faucon Millenium. Couloirs étroits, tuyauterie et circuits électriques apparents, panneaux de contrôle lumineux… L’intérieur du vaisseau d’Han Solo et Chewbacca est digne d’un set hollywoodien. « Membre de la résistance, êtes-vous prêt ? » Un mécanicien en costume assigne aux six membres de l’équipage leur rôle dans le cockpit. L’attraction, un simulateur qui secoue pendant que chacun martyrise des boutons, ne révolutionne pas le genre. Paul, 7 ans, est conquis : « C’était awesome (génial) », lance-t-il. Sa mère, qui semble avoir le mal de mer, est moins enthousiaste.

Disney joue la carte couleur locale jusqu’au bout. On déguste du blue milk de banthas (les mammouths locaux), mélange assez douteux de lait de riz et coco au goût tropical, qui serait presque agréable s’il ne coûtait pas huit dollars. A midi, c’est ribs de kaadu (17 dollars). Le soir, compter entre 15 et 18 dollars pour un cocktail spatial à Oga’s cantina.

Des goodies coûteux

Les collectionneurs seront tentés à chaque détour. Pour 200 dollars, il est possible de fabriquer un sabre laser customisé (réservation nécessaire). L’usine de droids permet d’assembler un robot R2-D2 ou un BB-8 d’environ 30 cm de haut (100 dollars). Une robe de jedi coûte 120 dollars et un casque de Kylo Ren 750. On peut aussi se promener sans rien dépenser. Dans la section du First order, l’ordre impérial du leader suprême Snoke, deux stormtroopers arrêtent les visiteurs pour les interroger. Face à la voix modulée de Kylo Ren, qui la domine de plus d’une tête, une passante rie nerveusement. Elle n’aura pas droit à son selfie.

Kylo Ren et des stormtroopers interrogent les visiteurs.
Kylo Ren et des stormtroopers interrogent les visiteurs. - P.BERRY/20 MINUTES

Pour les touristes français, ce village Star Wars ne justifie pas de sacrifier une visite des parcs nationaux du Yosemite ou de Joshua Tree lors d’un périple californien. Mais ceux qui mettraient Disneyland à leur programme à Los Angeles auraient tort de ne pas se perdre quelques heures aux confins de la galaxie.

Rise of the Resistance et Paris

Lors de notre visite, en octobre, il manquait encore l’attraction reine, Rise of the Resistance. Elle a ouvert ses portes le 5 décembre au parc d’Orlando, et Disneyland Anaheim suivra le 17 janvier 2020. Contrairement à Smuggler’s run, qui n’est qu’un simple simulateur, Rise of the Resistance propose un périple de 18 minutes, sans rail, qui emmène notamment le visiteur dans le hangar d’un Star Destroyer.

Quid de Disneyland Paris ? Disney a annoncé l’an dernier une vaste expansion de plus de deux milliards d’euros qui comprendra notamment trois nouvelles zones thématiques dédiées à Marvel, La Reine des neiges et Star Wars. Les détails ne sont pas encore connus, mais la première phase d’ouverture est prévue en 2021, précise Disney.