On a joué à « Star Wars : Jedi Fallen Order »

JEU VIDEO La grande aventure de Respawn (15 novembre) est attendue au tournant par les fans, après plusieurs jeux «Star Wars» décevants d'Electronic Arts

Philippe Berry, à Los Angeles

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Cal Kestis, le héros de «Star Wars: Jedi Fallen Order».
Cal Kestis, le héros de «Star Wars: Jedi Fallen Order». — Respawn/Electronic Arts

Mine de rien, cela fait près de dix ans que les fans de Star Wars attendent un jeu d’aventure solo digne de ce nom. Après un Battefront II qui a fâché beaucoup de monde, Electronic Arts s'est tourné vers le studio Respawn (Titanfall et Apex Legends) pour relever le défi. Et quoi de plus emblématique pour les fans que de « devenir un jedi ? », demande le directeur du titre Stig Asmussen ? Avec ce Star Wars : Jedi Fallen Order (15 novembre sur PS4, Xbox One et PC), il ne réinvente pas vraiment le sabre laser – le jeu emprunte beaucoup aux récents blockbusters action-aventure, Tomb Raider et Dark Soul en tête. Mais manette en mains, les premières heures rassurent, après des vidéos qui n’avaient pas vraiment suscité l’enthousiasme à l’E3.

Le joueur incarne Cal Kestis (joué par l’acteur de Shameless Cameron Monaghan), un jeune Padawan dont l’entraînement a été interrompu par la grande purge Jedi entre les épisodes III et IV – une timeline qui permet notamment de retrouver un personnage majeur de Rogue One en guest.

« Tomber Raider » et « Dark Soul » font un enfant

Alors que la mode est à l’open world, Respawn a fait le choix d’un monde relativement cloisonné, avec des couloirs et des donjons qui rappellent ceux de Tomb Raider. Le jeune Padawan saute par-dessus les précipices et fait de l’escalade comme Lara Croft, et il court sur les murs comme dans Prince of Persia. La mécanique du jeu, elle, emprunte beaucoup à FromSoftware, avec des combats qui rappellent ceux de Sekiro et une progression similaire à celle de Dark Soul. Quand on meurt, on repart du point de sauvegarde précédent qui peut être dix ou quinze minutes en arrière, et l’on perd ses points d’expérience que l’on peut récupérer en tuant son bourreau. Il est également possible de méditer pour se refaire une santé mais cela ressuscite tous les ennemis éliminés précédemment.

Le gentil droit BD-1 accompagne le joueur dans l'aventure.
Le gentil droit BD-1 accompagne le joueur dans l'aventure. - Respawn/Electronic Arts

On ne va pas se mentir, on attendait un peu plus d’originalité dans le gameplay des créateurs de Titanfall. Mais la mécanique est bien rodée, et la difficulté – ajustable avec différents modes – bien dosée, sans aller jusqu’au masochisme. Renvoyer un laser de stormtrooper d’un coup de sabre bien placé est toujours aussi jouissif, et l’intégration de la force offre un peu de finesse aux combats. Au fur et à mesure, Cal acquiert de nouvelles capacités de plus en plus puissantes (pousser, tirer et ralentir le temps) que le joueur débloque via un arbre de skills.

L’esprit Star Wars est bien là

C’est peut-être l’élément le plus important. Des décors à la narration, Star Wars : Jedi Fallen Order plonge immédiatement le joueur au cœur de l’univers imaginé par George Lucas. Certes, Cal Kestis ne transpire pas le charisme (et Respawn aurait pu offrir le choix entre un héros et une héroïne) mais ce moule assez générique devrait lui permettre de progresser pour devenir un maître Jedi.

La «Nine Sister», un ancien inquisiteur, est l'un des boss des «Star Wars: Jedi Fallen Order»
La «Nine Sister», un ancien inquisiteur, est l'un des boss des «Star Wars: Jedi Fallen Order» - Respawn/Electronic Arts

Au cours de ce premier contact, on a pu entrevoir de belles promesses, comme un combat dantesque contre un inquisiteur. L’aventure sera peut-être balisée et grand public, mais elle promet d’être épique. Et de patienter jusqu'à la sortie de l'épisode IX, le 18 décembre.