VIDEO. Lyon: Les cinq œuvres les plus déjantées de la biennale d'art contemporain

CULTURE La biennale s'ouvre mercredi à Lyon et se tiendra jusqu'au 5 janvier

Caroline Girardon

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La biennale d'art contemporain de Lyon s'ouvre le 18 septembre.
La biennale d'art contemporain de Lyon s'ouvre le 18 septembre. — C. Girardon / 20 Minutes

Que celui qui n’a jamais été interloqué devant une œuvre d’art contemporain nous jette la première pierre. Avouons-le, on aime parfois se dire que l’artiste est complètement barré ou génialement déséquilibré. Alors que la biennale d’art contemporain s’ouvre mercredi à Lyon pour une durée de presque quatre mois, 20 Minutes a sélectionné cinq réalisations à découvrir sur le site des anciennes usines Fagor Brandt. Cinq œuvres bien fofolles qui ne manqueront pas de vous interpeller.

Prométhée ou l’art d’être délivré… par l’alcool

Une statue en marbre du Titan Grec enchaîné et un aigle qui lui dévore le foie : l’œuvre de l’Autrichien Thomas Feuerstein va progressivement se transformer au fil des semaines, lentement grignotée par des bactéries, mangeuses de pierre. En parallèle, des cellules hépatiques humaines seront distillées pour être transformées en boisson alcoolisée. Vous l’aurez compris, Prométhée pourra se vanter d’avoir le foie sauvé grâce à l’alcool !

Une cuisine rongée par l’oxydation

Philippe Etchebest ne pourrait pas y mettre un pied. La Sud-Africaine Bianca Bondi, artiste alchimiste, propose un véritable cauchemar en cuisine. Plats qui débordent, vaisselles mal rangées, meubles dégoulinant de saleté… L’œuvre, ensevelie sous une couche de sel, sera elle aussi amenée à évoluer au fil des semaines, gagnée chaque jour un peu plus par l’effet d’oxydation… et de la lune. Les ustensiles changeront progressivement de couleurs et d’aspect pour se figer au gré de leur évaporation.

Un doigt d’or qui va faire parler

C’est à coup sûr, l’une des créations les plus visuelles et déjantées de cette biennale. Les Autrichiennes Ashley Hans Scheirl et Jakob Lena Knebl aiment jouer avec les questions de genre et d’identité, frôlant la provocation. Le duo invite les visiteurs à pénétrer dans son salon à la déco moitié glam-rock, moitié années 70 et y croiser notamment des poupées de cuir portant des phallus autour du cou. L’occasion de réfléchir sur le titre de la création : « La poupée, le doigt d’or et les dents : fous de rage ».

Des robes tombées du ciel

Ancien ingénieur, le Mexicain Fernando Palma Rodriguez a eu l’idée de concevoir un coyote imaginaire suspendu au plafond de l’usine, sur lequel sont accrochées 43 robes d’enfants. Ces dernières, par un système robotique, vont danser et se mettre en mouvement, descendant du plafond et frôlant parfois les visiteurs. Une façon à la fois de symboliser les migrations des peuples et de dénoncer les féminicides.

Un air de Lost

L’œuvre a de quoi surprendre. Un avion… ou du moins ce qu’il en reste, posé au sol. Des sièges vides, des sièges démembrés sur lesquels reposent encore des jambes arrachées, des pénis ceinturés ou des morceaux de bras. Rebecca Ackroyd plonge les visiteurs dans un univers apocalyptique qui ne connaît ni genre ni tabou. Troublant et dérangeant.