VIDEO. «Gears 5», «Control», «Astral Chain»... Les jeux vidéo les plus excitants de la rentrée

JEU VIDEO Du jeu bourrin mais malin, une expérience entre Nolan et Lynch, un défouloir exigeant sur Switch et de l’horreur malheur, c’est parti pour une riche saison de jeux vidéo

V. J.

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«Gears 5» montre que la Xbox One (X), en fin de cycle, en a encore dans le ventre
«Gears 5» montre que la Xbox One (X), en fin de cycle, en a encore dans le ventre — Microsoft

Après avoir passé l’été sur un MMORPG ou la remastérisation d'un classique, il est temps de ranger ses jeux et de préparer son cartable ou son attaché-case. Et d’y glisser une Switch ( Lite) ? La saison jeu vidéo s’annonce en effet déjà excitante avec du pur JRPG (Oninaki, FFVIII Remastered), de l’extension maousse costaud ( Monster Hunter World : Iceborn), une bonne surprise française (GreedFall), et ce n’est pas tout. 20 Minutes fait le tri entre grosses attentes et vraies curiosités.

« Gears 5 »

Annoncé à l’E3 2018, le nouveau Gears of War avait tout de la démonstration de force pour la prochaine Xbox, le projet Scarlett. Mais ce sera finalement Halo Infinite. Gears 5 (PC, Xbox One) débarque ainsi sur une console en fin de cycle, comme pour montrer qu’elle en a encore dans le ventre. Et force est de constater que techniquement et visuellement, le joueur ne peut que mettre un genou à terre, surtout sur Xbox One X. Mais cela suffit-il ?  La saga Gears of War s’est imposée en dix ans comme une référence du jeu de tir en coop' et en cover, mais elle a toujours préféré gonfler les muscles que de chercher à se renouveler.

De son changement de titre à son nouveau héros, et enfin héroïne avec Kait, Gears 5 semble ainsi ouvrir une nouvelle voie, avec une campagne solo et des personnages plus travaillés pour une licence acquise au multijoueur. Le jeu tente des choses, dans l’émotion et la liberté, mais le gameplay, bourrin, finit toujours par rappeler au joueur pour quoi il est là in the first place.

« Control »

Aujourd’hui plus souvent appelé gameplay, le contrôle (de la manette, du personnage, de l’univers, du jeu) est au coeur des jeux, et le studio finlandais Remedy en a fait sa marque de fabrique avec des titres comme Max Payne, Alan Wake et Quantum Break. Leur dernière oeuvre, le bien nommé Control (PC, PS4, Xbox One), est l’aboutissement de leurs recherches et questionnements. Une étrange entité, le Hiss, a pris possession du Bureau Fédéral du Contrôle et de ses employés. La nouvelle directrice, Jesse Faden, tente de reprendre le contrôle (!) de la situation avec une arme aux pouvoirs multiples.

Control se joue de l’espace, du temps et même de la narration pour créer un univers mystérieux et une esthétique particulière, que le joueur tente de maîtriser par l’esprit. Ce qui donne lieu à des combats entre gunfights aériens et bouts de décor arrachés. C’est vite impressionnant et volontairement cinématographique, entre du Christopher Nolan et du David Lynch. Oui, c’est possible.

« Astral Chain »

Evangelion, Pacific Rim, Blade Runner, Ghost in the Shell, Zetman… Les références se bousculent devant Astral Chain, le dernier né du studio PlanitumGames, à qui l’on doit Devil May Cry, Bayonetta, Nier : Automata. Des jeux auxquels on pense aussi forcément. Membre d’une police futuriste, le joueur doit stopper les Chimères, des créatures qui profitent de portails extra-dimensionnels pour envahir la Terre. Il est aidé par les Légions, des Chimères reconditionnées et tenues en laisse – ou chaîne astrale, ça sonne mieux. Jeu typiquement japonais, Astral Chain se perd en digressions narratives, phases d’enquêtes et de plateformes, fautes de mauvais goût, pour mieux se révéler et se déployer lors de combats dinguos fluos (copyright 20 Minutes), au gameplay plus poussé et profond qu’il n’y paraît. Un défouloir idéal pour une Switch plus si sage.

Horreur malheur

Alors que plusieurs licences horrifiques ont pu céder aux sirènes du jeu de tir (coucou Resident Evil), cette rentrée montre que les développeurs s’intéressent toujours à l’horreur pure et dure, et en fait très cinéma de genre. Man of Medan est le premier épisode d’une anthologie, The Dark Pictures, et invite le joueur sur un bateau hanté. L’occasion de nombreux jump scares, plus ou moins inspirés, et plus efficaces en multijoueur qu’en solo.

Erica, un jeu Playlink de Sony, est un projet un peu anachronique et renvoie aux premières heures du film interactif. Mieux vaut revoir Midsommar… ou Blair Witch ! Le jeu du même nom (PC, Xbox One), développé par Bloober Team, se déroule deux ans après le premier film et emmène un ancien flic dans la forêt de Black Hills. Avec seulement portable, talkie-walkie, lampe torche, caméscope (et un chien). Soit autant d’occasions de créer ce petit frisson… là, derrière vous !