Harvard et les universités américaines dominent encore le classement de Shanghai

SCIENCES La France est à la 6e place mondial avec 21 établissements classés parmi les 500 premiers

B.C. avec AFP

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La statue de John Harvard sur le campus de l'université américaine
La statue de John Harvard sur le campus de l'université américaine — Charles Krupa/AP/SIPA

Harvard, en tête pour la 17e année consécutive, et les universités américaines continuent de dominer le classement de Shanghai publié jeudi, avec huit places dans le top 10, tandis que la première française pointe à la 37e place. Ce classement, réalisé par le cabinet indépendant Shanghai Ranking Consultancy, distingue depuis 2003 les 500 meilleurs établissements d’enseignement supérieur du monde. Pour cette édition 2019, elle publie le classement de 1.000 universités.

Le top 10 est identique à l’an dernier, avec huit universités américaines et deux britanniques occupant le haut du classement. Harvard est en tête pour la dix-septième année consécutive, devançant sa compatriote Stanford. L’université britannique Cambridge conserve la troisième place du podium. On trouve ensuite les Américaines MIT (4e), Berkeley (5e) et Princeton (6e).

Des critères immuables

Comme en 2018, seules quatre universités non-américaines atteignent le top 20 : les Britanniques Cambridge, Oxford (7e place) et University College de Londres (15e, +2 places), tandis que l’Institut fédéral de technologie de Zurich pointe à la 19e place (inchangé).

Le classement de Shanghai prend en compte six critères, dont le nombre de Nobel et médailles Fields parmi les étudiants diplômés et professeurs, le nombre de chercheurs les plus cités dans leur discipline, ou encore le nombre de publications dans les revues Science et Nature.

La France mal classée

Si le cabinet présente ce classement comme « le plus fiable », ces critères sont dénoncés par de nombreux responsables européens comme un biais dommageable pour leurs établissements.

Tout en saluant la 6e place mondiale de la France – avec 21 établissements classés parmi les 500 premiers-, la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal a regretté que « certains » des choix du classement « desservent particulièrement les universités françaises ». La première université française, Paris-Sud, gagne cinq places et pointe en 37e position du classement. La Sorbonne (44e) perd huit places et l’Ecole normale supérieure (79e) en perd quinze.