Jour du dépassement: Hélico, quad, 4x4 dans le désert... Ces clips qui ont fait péter leur empreinte carbone

ECOLOGIE Hélico, empreinte carbone et 4x4 dans le désert, les artistes ne donnent pas forcément le bon exemple question écologie

C.W.

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Un extrait du clip «Olala» de Niia.
Un extrait du clip «Olala» de Niia. — Capture d'écran / YouTube
  • Depuis ce lundi, l’humanité vit à crédit car elle a déjà consommé toutes les ressources naturelles qu’offre la planète pour l'année 2019.
  • Quand certains artistes comme Angèle, s’engagent pour sauver la planète, d’autres font péter leurs empreintes carbone.
  • Voici quatre clips pas jolis jolis en termes d’écologie.

« On est dans la merde jusqu’au cou, c’est fou comme on a su oublier… » Jeudi dernier, Angèle postait sur Instagram, une petite impro au piano sur le réchauffement climatique et l’état alarmant de notre planète. Une vidéo qui a touché de nombreux fans de la chanteuse, dont Miley Cyrus, qui a notamment apprécié les « adorables dents » d’Angèle (ne cherchez pas à comprendre).

Si la chanson a fait le tour des réseaux sociaux ce week-end, elle résonne davantage en ce début de semaine. Car depuis ce lundi, l’humanité a atteint ce qu’on appelle le «jour du dépassement», c’est-à-dire qu’elle vit désormais à crédit car elle a déjà consommé l’ensemble des ressources naturelles que la nature peut renouveler en un an. Une date fatidique atteinte deux mois plus tôt qu’il y a 20 ans. Autrement dit, on est mal barré.

Si des artistes comme Angèle ou comme son frère Roméo Elvis il y a quelques mois, alertent et s’engagent pour la planète, certains ne semblent pas plus inquiets que ça de l’épuisement des ressources, de la pollution et du réchauffement climatique. Ou du moins, disons que ça ne saute pas aux yeux… Location d’hélicos, empreinte carbone et 4x4 dans le désert, voici quatre exemples de clips qui ont clairement opté pour l’esthétique, plutôt que pour la survie des ours polaires.

« Bella » d’Eva

Pour ceux qui ne la connaissent pas encore, Eva est la petite soeur de Jazz, une candidate relativement connue de la téléréalité française (La villa des cœurs brisés notamment). Mais c’est aussi une jeune femme qui s’illustre désormais dans la chanson, et qui aime beaucoup les lunettes de soleil et les téléphones portables. Jusque-là, rien de dramatique, même si on oublie souvent l'impact environnemental non négligeable d’un téléphone. Par contre, alors que certains culpabilisent de rouler avec leur vignette Crit’Air niveau 2, Eva quant à elle ne se prend pas la tête et opte pour l’hélicoptère, en toute simplicité. Bon, après il faut reconnaître que la Côte d’Azur (d’où est originaire la chanteuse), ça a de la gueule vue du ciel, donc autant en profiter avant le collapse.

« Mon beau-frère » de Black M

Autre mauvais élève en termes de choix de transports dans ses clips, Black M, accompagné de ses potos Issa Doumbia, Rayane Bensetti et Zatis. Dans le clip de Mon beau-frère, le rappeur dégaine la grosse villa (bonjour la facture EDF), la piscine (coucou la surconsommation d’eau), et la petite balade en quad qui va bien. Ah oui, et c’était sans compter sur la location d’un hélico, pour le saut en parachute. YOLO.

« Olala » de Niia

Quand Niia, « ex-star des réseaux sociaux », se lance dans la chanson et balance son premier clip, ça se passe à Dubaï. Ah Dubaï et ses fameuses Palm Islands, des archipels artificiels qui ont nécessité pour leur construction des millions et des millions de tonnes de sable, une ressource naturelle en voie de disparition… Et puis tant qu’on y est, on se loue une belle grosse Merco pour zigzaguer entre les dunes. « Je suis ailleurs pardonnez-moi, je n’ai que l’avenir en mémoire », écrit poétiquement la chanteuse sur Instagram. Quand on sait que certains estiment la fin du monde à 2050, il ne va pas trop falloir miser sur l’avenir au rythme où ça va…

«Les planètes » de M. Pokora

A première vue, Les planètes, l’un des derniers clips de M. Pokora, a tout pour lui. Le chanteur y conduit une voiture futuriste, probablement électrique, et croise entre autres d’immenses champs de panneaux solaires. Deux bons points. Outre ce décor, le chanteur nous en met plein la vue avec une villa aux courbes incroyables, un véritable bijou d’architecture. Mais dis donc… Où se trouve cette jolie demeure ? Il s’agit de la maison sculpture « Desert House », construite dans le désert… californien. Coucou l’empreinte carbone ! Allez, on exagère, étant donné que M. Pokora vit désormais outre-Atlantique, ça ne compte pas, non ?