Japon: Décès de Johnny, le gourou des boys bands de J-Pop

JAPON Smap, Arashi ou Kat-Tun, la quasi intégralité des jeunes hommes vedettes de boys band de J-Pop étaient appelés des « Johnny’s », en référence au producteur

M.C. avec AFP

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Le groupe SMAP, produit par Johnny Kitagawa, en 2011 à Pékin.
Le groupe SMAP, produit par Johnny Kitagawa, en 2011 à Pékin. — Kentaro Aoyama/NBC/AP/SIPA

Certains de « ses » boys-band connaissent le succès depuis des décennies. Recordman mondial du nombre de chansons classées premières au hit-parade ou du nombre de concerts produits, le gourou japonais des boys bands Johnny Kitagawa s’est éteint à 87 ans, a annoncé mercredi l’agence de production qu’il avait créée en 1962.

Hiromu Kitagawa, de son vrai nom, avait été hospitalisé en soins intensifs après un malaise et une perte de conscience mi-juin. Il avait un peu récupéré ensuite mais son état s’est de nouveau aggravé, finissant par l’emporter en fin d’après-midi mardi, a précisé sa société Johnny & Associates dans un communiqué.

Accusations de harcèlement sexuel

De Smap à Arashi en passant par Tokio ou Kat-Tun, la quasi intégralité des jeunes hommes vedettes de boys band de variété japonaise (J-Pop) étaient appelés des « Johnny’s », en référence à ce producteur né aux Etats-Unis et qui est resté au sommet pendant plus d’un demi-siècle.

Johnny était considéré au Japon comme le plus grand faiseur de talents de la J-Pop dont les stars sont aussi saluées en Asie et en partie en Occident. Il semble avoir créé un moule dans lequel se coulaient tous les jeunes hommes qu’il produisait. Toutefois, il a aussi fait l’objet dans une partie de la presse d’accusations de harcèlement sexuel, ce pourquoi il n’a cependant jamais été condamné.

Les boys bands au Japon sont un phénomène commercial puissant avec d’un côté des groupes de vedettes qui durent des décennies, semblent ne pas vieillir en enchaînant tube sur tube, et de l’autre des formations d’éphèbes archétypaux très éphémères.