«Leaving Neverland»: Le docu sur Michael Jackson attaqué en justice à Orléans ce jeudi

JUSTICE Trois associations de fans accusent le documentaire de porter « atteinte à la mémoire d’un mort »

20 Minutes avec AFP

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Wade Robson (l'enfant au chapeau) qui pose ici avec sa famille au côté de Michael Jackson livre son témoignage dans «Leaving Neverland».
Wade Robson (l'enfant au chapeau) qui pose ici avec sa famille au côté de Michael Jackson livre son témoignage dans «Leaving Neverland». — Wade ROBSON ARCHIVE/AMOS PICTURES

Who’s bad ? («  Qui est méchant ? »). Trois associations de fans de Michael Jackson assignent jeudi matin devant le tribunal d’instance d’Orléans les témoins du documentaire Leaving Neverland. Ils les accusent de porter « atteinte à la mémoire d’un mort ».

Dans le documentaire, diffusé au printemps sur HBO puis d’autres chaînes dans le monde dont M6 en France, Wade Robson et James Safechuck affirment avoir été victimes d’abus sexuels répétés de la part de la star lorsqu’ils étaient mineurs. Ces accusations ont été démenties de son vivant par l’intéressé qui n’a jamais été condamné pour de tels faits.

Ces allégations de pédophilie, survenues près de dix ans après la mort par overdose de Michael Jackson, ont incité des stations de radio, au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande à ne plus programmer de titres du chanteur.

« L’image du défunt est atteinte »

Evoquant un « véritable lynchage », Emmanuel Ludot, avocat des fans français, estime que les deux hommes « se sont livrés à une atteinte grave et caractérisée à la mémoire d’un mort », selon le texte de l’assignation consulté par l’AFP.

« L’image du défunt est atteinte, de même que toute la communauté des fans de Michael Jackson », poursuit l’avocat.

Les trois associations – Michael Jackson Community, MJ Street et On the line – réclament chacune un euro symbolique, souhaitant une « condamnation de principe ».

Selon Emmanuel Ludot, les témoins mis en cause ne se déplaceront pas au tribunal et ne seront pas représentés. Ces associations avaient précédemment porté plainte et obtenu gain de cause à Orléans contre le docteur Conrad Murray, qui avait administré au chanteur un puissant antalgique, le Propofol, à une dose qui a provoqué la crise cardiaque.