Films érotiques maléfiques et effluve de Scarlett Johansson... Les surprises du Festival du film de fesses

HOT Ce jeudi s’ouvre la sixième édition du Festival du film de fesses, entre Paris et Montreuil

A.B.

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Au programme, des films érotiques avec des vampires et des sorcières, une projection en "odorama" et plein d'autres découvertes.
Au programme, des films érotiques avec des vampires et des sorcières, une projection en "odorama" et plein d'autres découvertes. — Festival du film de fesses
  • Le Festival du film de fesses met à l’honneur une sélection de films érotiques.
  • Au programme de cette sixième édition, une rétrospective « Pleine Lune » avec des films « plus ou moins horrifiques, parfois comiques et toujours sensuels ».
  • Vingt-trois courts-métrages érotiques seront également en compétition.

Attention, chaleur ! Alors que ce jeudi, le thermomètre dépasse les 40 °C sur une partie du pays, la température devrait grimper d’un cran à Paris et à Montreuil, où se tient jusqu’à dimanche le Festival du film de fesses (FFF), qui démontre que « le sexe n’est pas forcément transgressif, mais qu’il peut être beau, intelligent et drôle ».

Regards brûlants, désir grimpant et sensualité des corps : la programmation du festival fera monter le rose aux joues et le mercure. C’est ce jeu sensuel que les spectateurs et spectatrices sont invités à découvrir à l’occasion de cette grand-messe du cinéma érotique. Une opportunité aussi de s’interroger sur la représentation du corps féminin, de la sexualité et de la virilité.

Regard féminin, altérité et sorcières

Aux manettes de ce FFF, une équipe majoritairement féminine (quatre femmes et un homme), pour un festival teinté d’un regard ouvert à l’altérité. « Forcément, être plusieurs femmes à l’organisation de cet événement nous pousse naturellement à nous intéresser à la cause féministe, explique à 20 Minutes Anastasia Rachman, cofondatrice du  Festival du film de fesses. Cela nous amène à accorder une attention particulière à la représentation de la diversité des corps féminins, à ne pas s’enfermer dans ce qui est considéré comme la norme, à montrer des corps racisés, de différentes morphologies, avec des vergetures. Comme dans la vie quoi ! Mais on veut aussi que ce soit un moment privilégié pour s’interroger sur la représentation de toutes les sexualités et de la virilité ».

Fidèle à sa vocation de départ, l’équipe du festival a à cœur « d’éveiller les consciences et d’amener chacun à questionner sa propre perception de la sexualité ». Car ce festival, « on le fait pour faire connaître la diversité du cinéma érotique, pour montrer toutes les manières différentes qu’ont les réalisateurs et réalisatrices d’explorer l’érotisme et la sexualité, tantôt par l’évocation, tantôt avec un regard plus cru », insiste Anastasia Rachman. Et la programmation éclectique promet son lot de frissons. Des frissons coquins, mais aussi des frissons d’épouvante, dans le cadre de la rétrospective « Pleine Lune », dédiée au cinéma érotique maléfique. « Vampires, démons de minuit, sorcières, fantômes et créatures de la nuit viendront peupler les écrans, poursuit la cofondatrice du festival. Chaque année, nous choisissons un thème différent, et on trouvait que cette thématique permettait d’explorer l’altérité et les archétypes du cinéma érotique ».

Film en odorama et Prix de la Fessée

Dans le cadre de ce FFF, les spectateurs et spectatrices auront aussi la possibilité de « sentir » un film, grâce à une séance en « odorama ». Une expérience multisensorielle à découvrir lors de la projection du film Under the skin, le long-métrage mystique et déroutant de Jonathan Glazer, avec Scarlett Johansson dans le rôle d’une extraterrestre à l’apparence humaine, venue sur Terre pour séduire des hommes avant de les faire disparaître. Dans les salles, les narines seront chatouillées et se laisseront enivrer par « l’effluve Scarlett J., le bouquet science-fiction » et l’énigmatique « fragrance Liquide Amniotique ».

Et comme tout festival de cinéma, des prix seront décernés. « Vingt-trois courts-métrages érotiques sont en compétition pour "La Fessée du Public" et "La Fessée du Jury" », détaille Anastasia Rachman. Mais ce n’est pas tout : l’équipe aux commandes de ce rendez-vous dédié à l’érotisme a concocté une journée spéciale pour clore cette sixième édition. Une « journée hors les fesses » pour « continuer à parler de sexualité, de corps et d’érotisme, mais en dehors des salles obscures, avec des ateliers, des performances d’artistes et des expos photos », détaille Anastasia Rachman. Un boulot monstre pour donner vie à ce festival, « entièrement organisé par des bénévoles et qui ne bénéficie d’aucune subvention ni d’aucun relais sur les réseaux sociaux, qui censurent l’événement », insiste-t-elle. Mais la cofondatrice du FFF est d’avance « ravie de retrouver le public fidèle du festival. Chaque année, on revoit des visages familiers, beaucoup de femmes, des gens qui viennent en couple ou entre amis ».