«Dans la jeunesse il y a de la folie, de l’amour et de la liberté», estime le duo The Blaze

INTERVIEW En concert au festival Marsatac à Marseille, le duo The Blaze s’est confié en exclusivité à 20 Minutes

Propos recueillis par Adrien Max

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Le duo The Blaze sur scène.
Le duo The Blaze sur scène. — M. Renard
  • Le duo The Blaze donnait un concert au festival Marsatac vendredi soir.
  • Ils reviennent en exclusivité pour 20 Minutes sur leur ascension fulgurante depuis leur naissance en 2016.

Ils ont fait planer Marsatac. Le duo The Blaze, composé de Guillaume et Jonathan Alric, deux cousins, ont clôturé la grande scène du festival Marsatac à Marseille vendredi soir. Au moment d’entamer une tournée d’une trentaine de dates cet été, ils se sont confiés en exclusivité à 20 Minutes. Juste avant de monter sur scène et de transporter le public marseillais dans leur univers d’amour, de liberté et de partage.

Vous avez formé le duo The Blaze en 2016, en 2018 vous faites des festivals comme Coachella, comment expliquer cette ascension fulgurante ?

Guillaume : C’est assez dur de l’expliquer, c’est le mélange travail-chance. Peut-être que nos clips aussi y ont joué. On parle de l’humain, peut être que ça touche les gens. Mais pour nous, il y a une part de chance.

Jonathan : Pour les clips Il y a une répercussion universelle, beaucoup de personnes les ont vus, beaucoup de personnes en ont parlé, je pense que c’est aussi le bouche-à-oreille. Les clips ont servi la musique c’est sûr.

Comment vous vivez cette célébrité, qu’est-ce que ça a changé dans votre quotidien ?

Guillaume : On s’est acheté une Ferrari chacun (rires). Non, c’est plutôt tout l’inverse, on reste dans notre bulle. Ça n’a rien changé. Le succès ne nous change pas, on n’a pas un rapport consumériste avec le succès.

Jonathan : C’est possible grâce à notre personnalité, grâce à notre éducation. Le fait qu’on n’a pas changé nos habitudes, qu’on reste dans notre bulle. On retourne chez nos parents, on passe du temps avec nos familles, on fait des trucs normaux et ça nous permet de garder les pieds sur terre. Même quand on est en tournée, finalement, on est avec notre équipe qui est là depuis le début. On a un truc très familial dans notre équipe de techniciens.

Vous accordez beaucoup d’importance à l’esthétique de vos clips, comment vous arrivez à retranscrire cette esthétique sur scène ?

Sur scène on ne projette pas nos clips, on projette des images d’autres artistes. On ne voulait pas parasiter la musique par une projection d’image. Le live c’est fait pour danser, fermer les yeux, se laisser aller, danser seul, dans sa tête, ou avec ses potes. Même nous, sur scène, on est en silhouette, on veut vraiment que les gens se concentrent sur la musique. Les images, c’est plus pour habiller le tout.

Qu’est ce qui vous plaît le plus, ce côté méticuleux et travaillé des clips ou ce côté plus instinctif des lives ?

Guillaume : Sincèrement les deux. C’est très différent. L’un ne va pas sans l’autre.

Jonathan : Les trois même, autant le live, que créer de la musique et ou des images ça apporte des choses différentes. Créer de la musique c’est méga bien. Quand on arrive à trouver la bonne mélodie, la bonne rythmique, on est à fond. On se regarde, on a les poils qui se hérissent. C’est exactement pareil pour les clips quand on discute d’idées. Quand on a réussi à trouver l’idée du mec qui va retourner au bled, qu’on commence à avoir les images, on a la même euphorie. Et sur scène ce n’est pas la même chose, c’est physique, on se tape toutes les basses, et on est avec notre public. Avec les trois types d’art qu’on fait, on ressent une émotion et une énergie particulière.

Vous étiez assez réticent à donner des interviews au départ, qu’est ce qui vous a fait changer d’avis ?

Guillaume : Au début c’est allé assez vite. On n’avait pas grand-chose à raconter, à dire. On avait sorti qu’un EP, et deux clips. On est aussi assez timide mais on s’ouvre un petit plus parce qu’il y a une demande, il faut raconter les choses. Et on a plus de choses à raconter.

Jonathan : Je trouve que l’interview c’est un exercice difficile, on sort de notre travail d’artiste. C’est difficile d’expliquer pourquoi on a fait ça comme ça, c’est sorti tout simplement. Et quand les journalistes nous demandent d’expliquer pourquoi, c’est difficile de poser des mots parce qu’on n’est pas très bon en expression orale. On est meilleur pour faire de la musique et des images.

Vos thèmes de prédilections, la jeunesse, l’amour et la liberté, ont-ils évolué en deux ans ?

Guillaume : Ça a été ça nos thèmes, la suite on verra. Tout est l’un dans l’autre. Dans la jeunesse il y a de la folie, de l’amour et de la liberté. C’est toutes ces choses-là qui nous attiraient aussi au niveau des images et de la musique.

Jonathan : Ce sont des thématiques qui vont rester toute la vie en place. Ce sont des trucs qui nous touchent. Il y a des réalisateurs comme Scorsese qui vont parler du monde des gangsters pendant longtemps. D’autres artistes vont faire que de la techno. C’est un univers, et c’est un univers qui est construit sur ces bases-là pour The Blaze, et ça restera. On l’alimentera peut-être de façon différente mais ça reste notre pilier.