VIDEO. E3 2019: «Cyberpunk 2077» ou le rêve bientôt réalité de tous les gamers et fans de SF

JEU VIDEO Après un buzz en 2018, «Cyberpunk 2077» confirme à nouveau à cet E3 qu'il sera un grand jeu, à tenir la comparaison avec un «GTA V» ou un «Red Dead Redemption»

De notre envoyé spécial à Los Angeles, Vincent Julé

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«Cyberpunk 2077» promet d'être un jeu immense, aussi grand que «GTA V» ou «Red Dead Redemption»
«Cyberpunk 2077» promet d'être un jeu immense, aussi grand que «GTA V» ou «Red Dead Redemption» — CD Projekt
  • Après la série des «The Witcher», «Cyberpunk 2077» est le nouveau bébé du studio polonais CD Projekt Red, un des jeux les plus attendus par la communauté
  • «Cyberpunk 2077» a fait son effet à l'E3 2019 avec la présence de Keanu Reeves sur scène et dans le jeu
  • Une heure de gameplay a été montrée aux médias et a confirmée toutes les espérances

Annoncé en 2012, Cyberpunk 2077, adapté du jeu de rôle sur table Cyberpunk 2020 et développé par CD Projekt Red (The Witcher), s’était fait plutôt discret jusqu’à une bande-annonce surprise lors de l'E3 2018. Un buzz entre Deux Ex, GTA et The Witcher, confirmé au-delà des espérances par une démo de 50 minutes montrée aux journalistes, puis mise en ligne quelques mois plus tard pour le public. S’il ne faisait aucun doute que le jeu serait à nouveau à l’E3 cette année, le studio polonais avait fort à faire pour maintenir la hype. Alors ils ont sorti Keanu Reeves ! A la fois sur la scène de Xbox et dans le jeu. Mais c’est n’est pas tout.

Bienvenue à Night City

Les médias étaient à nouveau invités à découvrir une heure de gameplay, une heure inédite, où le joueur est plongé dans la ville futuriste Night City, et plus précisément Pacifica, station balnéaire laissée à l’abandon par les entrepreneurs et maintenant infestée de gangs. Il incarne V, personnage customisable à l’infini, qu’il s’agisse de son physique, sa couleur, son genre, ses vêtements, ses implants cybernétiques, ses origines («Nomad », « Street kid », « Corporate ») ou sa classe («NetRunner », « Techie », « Solo »). Chaque choix aura une conséquence sur vos interactions avec le monde de Cyberpunk et ses habitants. Le modérateur, Alvin Lui de CD Projekt Red, confiait ainsi avoir passé plus d’une dizaine d’heures à élaborer son personnage.

Un univers riche et référencé

La mission du jour était de retrouver une camionnette pour le compte des Voodoo Boys, ce qui amène V à combattre un gang sous stéroïdes, les Animals, soit en rentrant dans le tas flingue à la main, soit en piratant caméras, robots domestiques et implants. Chaque action, chaque minute de la démo ouvrait un peu plus la richesse et le potentiel du jeu, en termes de gameplay mais aussi d’environnement, et d’immersion. Que ce soit la foule vivante, les dialogues dynamiques, les quêtes annexes ou la profondeur et beauté de l’univers, tout participe à y jouer, y rester, y vivre. Comme lorsque V monte sur une moto à la Akira pour filer sur la route.

Vivons-nous dans la matrice ?

C’est peut-être le plus impressionnant de Cyberpunk 2077. On pense bien sûr à des jeux-mondes comme GTA ou Red Dead Redemption, mais d’autres références littéraires et cinématographiques s’invitent sans jamais gêner l’expérience, au contraire : Blade Runner, Ghost in the Shell, Isaac Asimov, William Gibson, Matrix… Tiens, d’ailleurs, en parlant de Matrix, et Keanu Reeves alors ? Il n’est pas une simple guest croisée au détour d’une mission, mais un personnage à part entière, un fantôme qui hante mystérieusement le joueur et l’accompagne en permanence.

Après une heure passée à Night City, l’impression est d’avoir à peine gratté la surface de Cyberpunk 2077. Et le jeu réserve pourtant une ultime surprise, puisque les dernières secondes de la présentation voient V se connecter à la matrice, au cyberespace. Et là, un monde dans le monde semble s’ouvrir au joueur. Le futur, c’est presque maintenant, c’est le 16 avril 2020.