Une exposition immersive d’œuvres de Banksy ouvre à Paris

STREET ART Les fresques rebelles du mystérieux street-artiste sont reproduites à l’occasion d’une exposition immersive qui s’ouvre ce jeudi à l’Espace Lafayette-Drouot de Paris

M.G. avec AFP

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L'une des dernières œuvres de Banksy; trouvée en avril dernier à Londres
L'une des dernières œuvres de Banksy; trouvée en avril dernier à Londres — Keith Mayhew / SOPA Images/Sipa /SIPA

L’espace Lafayette-Drouot a vu les choses en grand : l’exposition – qui se veut immersive – s’étend sur 1.200 m² et trois étages, en partie souterrains. Il fallait de la place pour accueillir les 42 fresques, réalisées sur des murs de béton de plusieurs mètres de haut.

Parmi les œuvres murales exposées, on retrouve « Bethléem Land », la fresque du mur de Bethléem sur laquelle Banksy a peint un âne et un soldat côte à côte, tout comme le pochoir de la jeune femme éplorée à la porte du Bataclan à Paris, volé en janvier, ont été restitués en taille réelle par une dizaine de graffeurs venus du monde entier.

L’illustre inconnu from Bristol

Intitulée The world of Banksy : The immersive Experience, l’exposition a pu aussi compter sur le prêt de collectionneurs privés : au total 51 œuvres du street-artiste britannique sont affichées. L’œuvre prodigieuse de Banksy entre ces murs de l’espace Lafayette-Drouot invitera le visiteur à se questionner sur notre monde mais aussi sur l’identité – restée secrète – du graffeur qui agite pourtant le monde de l'art contemporain. 

Interrogé pour savoir si Banksy viendrait voir son exposition, le gérant de Lafayette-Drouot, Hazis Vardar a modestement répondu à l’AFP : « Il a peut-être autre chose à faire, il connaît ses œuvres, il n’a pas besoin de les voir. » Une saillie qui n’empêchera pas le visiteur d’épier les autres passagers pour mettre un visage sur l’un des artistes contemporains les plus vendus aux enchères à l'échelle mondiale.