VIDEO. Miss France 2020: De la bouillabaisse, de la pétanque mais pas de pastis... Dans les coulisses de l'élection à Marseille

TELEVISION Marseille a été désignée ville hôte de la prochaine cérémonie des Miss France, le 14 décembre

Mathilde Ceilles

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Jean-Pierre Foucault, Sylvie Tellier et Jean-Claude Gaudin ont présenté l'organisation de l'élection de Miss France
Jean-Pierre Foucault, Sylvie Tellier et Jean-Claude Gaudin ont présenté l'organisation de l'élection de Miss France — Mathilde Ceilles / 20 Minutes
  • Marseille a été désignée ville hôte de la prochaine cérémonie des Miss France, le 14 décembre
  • Les coulisses de l'organisation ont été dévoilées ce mercredi lors d'une conférence de presse.

Dans le bureau du maire de Marseille​, au palais du Pharo, Jean-Pierre Foucault ne boude pas son plaisir. « Ça fait vingt ans que je suggère que l’élection se passe à Marseille, explique-t-il. J’ai un peu insisté, et le comité Miss France a dit oui. C’est un joli clin d’œil. »

Pour la première fois dans l’histoire du concours de beauté, qui s’apprête à fêter ses cent ans, l’élection de Miss France se fera à Marseille, dans la patrie du présentateur historique de l’émission. Les téléspectateurs feront la connaissance des prétendantes à la couronne le 14 décembre prochain en direct du Dôme, et le comité est venu à Marseille ce mercredi détailler les coulisses de cette élection peu commune.

Traditionnellement, l’élection se passe en effet dans la région d’origine de la Miss France qui remet son titre. Une règle compliquée à suivre quand on se souvient que Vaimalama Chaves est Miss Tahiti… « C’était impossible de le faire là-bas, confie Jean-Pierre Foucault. Il y a le décalage horaire d’une part, et un manque de moyens techniques. »

Toutefois, Sylvie Tellier l’assure : cette faveur accordée à Jean-Pierre Foucault n’est en rien un « cadeau de départ ». Une information confirmée par le principal intéressé, qui se réjouit de ce « coup de projecteur » sur Marseille.

« Surfer sur les clichés »

En effet, après le traditionnel voyage préparatoire, les trente Miss régionales rejoindront la cité phocéenne pour une dernière phase de répétitions, 17 jours avant l’élection. Au programme notamment, trois jours de découverte de Marseille, durant lequel un film sur la deuxième ville de France sera tourné, puis diffusé en direct devant les millions de téléspectateurs qui suivent la finale sur TF1.

« Pour le programme des Miss, on va peut-être surfer sur les clichés, reconnaît Sylvie Tellier dans un sourire. La bouillabaisse, les initier à la pétanque… Bon, on ne leur donnera pas du pastis, elles n’y ont pas droit ! ». Et de justifier : « L’idée est de faire connaître Marseille auprès des millions de téléspectateurs. »

Une manière de « lutter contre le chômage »

Un argument qui n’a pas manqué de convaincre le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin d’accepter la proposition de la société Miss France et son « ami » Jean-Pierre Foucault, faite en février dernier. L’édile, qui se dit mû par une volonté de « lutter contre le chômage », espère d’importantes retombées économiques et médiatiques, sans pour autant les chiffrer. Selon Maxime Tissot, directeur général de l’office du tourisme, la finale de Miss France permet en effet de garantir la réservation de 2.500 nuitées, rien que pour accueillir les équipes de l’émission.

La ville de Marseille fera également payer l’entrée de la finale, le jour J, et des répétitions la veille, pour des sommes pouvant aller de 17 à 70 euros. En échange, la ville met à disposition le Dôme et prend en charge l’hébergement de 40 personnes, comprenant les Miss et leurs encadrants.

Un événement de fin de mandat

« C’est la récompense d’une politique de grands événements mis en place à Marseille », estime Jean-Claude Gaudin, plaçant ainsi au même niveau l’élection de Miss France et des manifestations internationales qu’a accueillies Marseille comme l’Euro 2016 ou Marseille capitale européenne de la Culture.

D’humeur particulièrement joviale, le maire n’a pas hésité à apostropher des vieilles dames au Pharo en marge de la conférence de presse, pour les informer de ce qui constitue selon lui l’événement phare de cette année. Une année particulière, puisque l’élection se produira quelques jours après son tout dernier conseil municipal et quelques mois avant de quitter définitivement son fauteuil. Et de lancer, après avoir traversé une période mouvementée liée à l’effondrement de la rue d’Aubagne : « Dans la deuxième ville de France, il y a des événements qui sont sympas. On n’est pas voué qu’à des malheurs ! »