Débarquement du 6 juin 1944: «Medal Of Honor», «Worms»... Revivre le Jour J en jeux vidéo

PEW PEW Le débarquement en Normandie a largement été représenté dans les jeux vidéo, mais pas exclusivement dans un registre sérieux et historique

Benjamin Benoit

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Josh Duhamel est le Sergent William Pierson, votre supérieur et frère d'arme dans «Call of Duty : WWII»
Josh Duhamel est le Sergent William Pierson, votre supérieur et frère d'arme dans «Call of Duty : WWII» — Activision

Il y a 75 ans, le 6 juin, c’était le D-Day, ou Jour J, alias la date à laquelle les alliés ont débarqué en Normandie et ont commencé à renverser la Seconde Guerre mondiale. Un épisode historique largement représenté dans tous les médias, et commémoré à grand renfort de chefs d’État en Normandie. Le jeu vidéo n’a pas fait exception… Mais pas toujours avec une approche historique.

Medal Of Honor et Call Of Duty

C’est, sans surprise, le genre de jeu de tir à la première personne qui s’est le plus emparé de cet épisode historique. Les deux sagas Medal Of Honor et Call Of Duty ont adopté une démarche historique. De multiples jeux de ces franchises vous font revivre cette bataille de manière réaliste, sinon plausible. Le plus récent est Call Of Duty : WWII qui, dès sa première séquence, vous propulse en plein Omaha Beach. Moins récent, mais bien plus iconique, le troisième niveau de Medal Of Honor : Allied Assault vous somme de vous occuper des mitraillettes allemandes à vous tout seul. « Vous », c’est le Lieutenant Powell, seul rescapé d’une unité entièrement neutralisée. Nous sommes en 2002, et de très nombreux jeux vont reproduire cette séquence. L’un des jeux suivants, Frontline, vous y ramène pour une session moins culte mais techniquement plus polishée. Et tous les autres ? Ils sont légion : Vanguard, Steel Division, Company of Heroes

Conker Bad Fur Day

L’un des tout derniers jeux sur une Nintendo 64 moribonde, Conker Bad Fur Day était un chant du cygne qui ne ressemblait en rien à tout ce que Nintendo a pu éditer. Le jeu de Rare est vulgaire, crado, irrévérencieux, et très versé sur la parodie. Il s’est payé Orange Mécanique, Matrix et… Il faut sauver le soldat Ryan. Ici, tout est une question de décalage de ton : un écureil mignon se retrouve en plein front, et les graphismes enfantins se conjuguent bizarrement au sang et aux tripes.

Worms 3D

Comment rendre la guerre amusante ? Remplacez les humains par des vers à la voix haut perchée. Cette série au long cours a connu la gloire quand elle était en deux dimensions. Armes fantaisistes, stratégies, réactions en chaîne, la magie était bien là. En 2003, la série tente de faire un épisode en trois dimensions : beaucoup moins rythmé, donc beaucoup moins fun. Mais le jeu s’est fendu d’une parodie du D-Day où tous les vers à abattre sont, vous l’avez deviné, allemands. Les plus snobs se souviennent aussi peut-être des Cochons de guerre.

Wolfenstein

Quoi de plus ludique qu’une uchronie ? La vénérable série Wolfenstein, et plus particulièrement son reboot depuis 2014, s’est posée la question : et si le débarquement n’avait pas connu la même issue ? Cette série y répond à sa manière. On débarque alors dans un univers pulp où les nazis ont pris un contrôle mondial, et ont accès à une technologie hyper avancée – on ira les baffer jusque dans l’espace. Pas subtil pour un sou, cet univers mise sur son outrecuidance et son troisième degré, tout en restant très rigoureux dans son délire. N’avez-vous pas envie d’y entendre la version uchronique-Wolfenstein des Beatles ?

World Of Warcraft

Même l’immense jeu de rôle en ligne s’est fendu d’une parodie du D-Day. Dès sa deuxième extension, il vous proposait de recréer cette bataille sur « le rivage des anciens », mais cette option est passée à la trappe. Parce que la référence historique était trop pesante ? Non, parce que presque personne n’y jouait…