«Read another book»: Les vieux fans de Harry Potter n'en peuvent plus des sorties de J.K. Rowling

ACCIO MAUVAIS TWEET Le monde de Harry Potter s'étend un peu plus, au risque de s'attirer les foudres des fans. Et quand les fans de Harry Potter sont fâchés, eux toujours faire ainsi

Benjamin Benoit

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Harry Potter conseille une nouvelle lecture à Hermione.
Harry Potter conseille une nouvelle lecture à Hermione. — Warner Bros

Les fans historiques de la saga Harry Potter devraient être contents. Mais là est le paradoxe : d’autres fans historiques devraient râler. C’est via les réseaux du site  Pottermore, ou les Pottermaniaques peuvent prolonger l’expérience Poudlard, qu’une annonce d’ampleur a été faite pour la littérature jeunesse. J.K. Rowling, l’une des autrices les plus célèbres de son temps, va publier quatre livres numériques pour enrichir l’univers de Harry Potter.

Ces quatre livres de non-fiction, inspirés d’un audiobook déjà existant, ont pour but d’étendre l’univers de la magie et plus précisément la bibliothèque des livres de sorciers. Celui des Sortilèges et de Défense contre les forces du mal, ainsi qu’un ouvrage sur les Potions et la Botanique sont attendus pour le 27 juin. Les deux autres, dédiés aux Soins aux créatures magiques, puis la Divination et l’Astronomie, sortiront un mois plus tard. Tous ne seront édités qu’en e-book.

Lisez un autre livre

Dans les faits, rien de nouveau dans le canon de cette saga, dont l’histoire s’est « arrêtée » à Harry Potter et l’Enfant maudit. Cette annonce pourrait réactiver un effet collatéral à tout ce qui entoure la saga Harry Potter : la grogne des fans de la première heure qui souhaitent, eux, qu’on passe enfin à autre chose. Leur cri de ralliement : read another book, pour « lisez un autre livre ». Ils ont leur propre subreddit, qui donne « des conseils de lectures qui n’ont rien à voir avec une certaine saga en sept parties ».

Read another book est un véritable mème. L’expression a son entrée sur le site Urban Dictionary. Et sur les réseaux sociaux, toute comparaison poussive à l’univers magique risque de provoquer la même réaction.

Pourquoi ce dégoût et cette accusation de monoculture, d’autant plus s’il vient de fans qui ont grandi avec les livres ? Il faut, entre autres, trouver la réponse sur le compte Twitter de J.K. Rowling. Régulièrement, l’autrice donne des détails sur l’univers qu’elle a créé. Mais ces saillies provoquent la colère et l’ironie des lecteurs, surtout lorsque lesdits détails n’ont lieu que sur Twitter, et pas dans les œuvres en question. C’était notamment le cas pour la sexualité de Dumbledore, annoncé gay depuis quelque temps par sa créatrice, alors qu’aucune preuve de cette «  sexualité incroyablement intense » entre Dumbledore et Grindelwald n’apparaît dans les films de la saga. Cela lui a valu des accusations de pinkwashing, être bienveillant envers les LGBTQ+ pour servir ses propres fins.

Ce genre d’incident fâcheux arrive régulièrement avec cet univers. Les fans doivent-ils tout savoir ? Oui, selon le compte Twitter Pottermore, qui écrit ceci début janvier.

Est-il vraiment nécessaire de savoir que les sorciers faisaient leurs besoins par terre avant de s’en débarrasser par magie ? Les réponses à ce tweet disent « non ». Les vrais fans diraient que ce n’est pas un détail insignifiant, parce que ça donne un indice sur la localisation de la Chambre des Secrets. Les autres fans diront, donc, de lire un autre livre. On espère donc que ces quatre nouveaux e-books se limitent à un contenu purement scolaire.