Marseille: Un thriller sur l'esclavage moderne primé au QG de la police

LIVRES Les policiers marseillais ont créé un prix littéraire du polar, décerné pour cette édition 2019 à Karine Giebel

20 Minutes avec AFP

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Une voiture de police à Marseille (illustration).
Une voiture de police à Marseille (illustration). — Amandine Rancoule / 20 Minutes

Souvent dépeinte en « capitale » du crime, Marseille a son prix du polar, le prix de l’Évêché, remis au QG de la police pour son édition 2019 à un thriller de Karine Giebel, a annoncé son président du jury, le patron de la PJ.

Toutes blessent, la dernière tue (éditions Belfond), choisi parmi 13 polars, romans noirs ou thriller ayant un lien avec le sud de la France, retrace l’histoire d’une enfant achetée au Maroc pour servir d’esclave en France, a précisé le directeur interrégional de la police judiciaire, Eric Arella.

Remis au sein du QG de la police

« J’ai reçu des prix, mais c’est la première fois qu’on m’en remet un dans un hôtel de police ! » a réagi Karine Giebel, 47 ans. Elle a déjà reçu plusieurs prix du polar (festival de Cognac, prix SNCF…). Ses thrillers se sont vendus à plus d’un million d’exemplaires et sont traduits dans une douzaine de langues, selon son éditeur.

« Toutes blessent, la dernière tue », dans lequel l’enquête n’est pas centrale, « n’est pas tendre avec les policiers. Alors recevoir ce prix de l’Évêché m’a surpris, mais je suis très contente ! », a souri l’auteure varoise. Son prix lui a été remis au sein même du QG de la police marseillaise, qui a vu défiler depuis un siècle la pègre locale, des grands noms de la French Connection aux dealers qui s’entre-tuent aujourd’hui pour le contrôle du trafic de drogue dans les cités.