Marsatac: Les programmateurs se confient sur le festival et annoncent une surprise

FESTIVAL Les programmateurs du festival Marsatac, qui gèrent également Dour, se confient à «20 Minutes» sur les particularités du festival et de leur métier

Propos recueillis par Adrien Max

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Alexandre Stevens (à gauche) et Mathieu Fonsy (à droite), les deux programmateurs de Marsatac et de Dour.
Alexandre Stevens (à gauche) et Mathieu Fonsy (à droite), les deux programmateurs de Marsatac et de Dour. — Marsatac
  • La 21e édition du festival Marsatac se déroulera du 14 au 16 juin prochain au parc Chanot à Marseille.
  • Les deux programmateurs, Alexandre Stevens et Mathieu Fonsny, sont aussi les programmateurs du festival de Dour en Belgique.
  • Ils annoncent une petite scène surprise réunissant 12 artistes marseillais pour les interplateaux de la scène extérieure.

Marsatac c’est dans moins d’un mois. Pour l’occasion Alexandre Stevens et Mathieu Fonsny, les programmateurs du festival, se confient à 20 Minutes sur la programmation de cette 21e édition qui se déroulera du 14 au 16 juin prochain au parc Chanot à Marseille et sur la plage du petit Roucas Blanc. Ceux qui sont aussi les programmateurs du festival de Dour en Belgique, l’un des plus gros d’Europe, nous expliquent leur métier et annoncent même une petite surprise pour renouer avec les racines de Marsatac.

Comment vous êtes vous retrouvés à devenir programmateurs du festival Marsatac ?

On connaissait très bien l’ancien programmateur historique. Il a voulu faire un petit break l’année dernière donc il est venu nous chercher parce qu’on travaillait déjà ensemble sur quelques projets. On avait fait venir des artistes marseillais à Dour notamment. La vision de la programmation de Marsatac rejoignait celle de Dour pour qui on travaille depuis un bon moment. Donc on a assuré l’intérim l’année dernière, au final il souhaite se reconvertir et l’équipe nous a demandé de rester, ce qu’on a accepté volontiers. C’est notre premier gros dossier en dehors de Dour.

Qu’est ce qui vous plaît à Marsatac ?

Beaucoup de festivals se bataillent pour une tête d’affiche qui fera venir du monde. L’esprit de Marsatac, comme celui de Dour, c’est davantage de comprendre ce que les gens attendent et faire un équilibre entre tout. Entre le hip-hop, l’électro, des musiques du monde, des choses plus froides. Et justement ce qui nous intéresse c’est de trouver ce juste équilibre. Et Dour et Marsatac partagent le même ADN, un bon mélange entre hip-hop et electro.

Quelles sont les qualités pour devenir un bon programmateur ?

Il faut bien sûr avoir un bon feeling avec la musique, voir beaucoup de concerts et ressentir le potentiel d’un artiste. Ensuite bien sûr il faut avoir un bon réseau, savoir contacter les bonnes personnes et que ce réseau te fasse confiance, savoir qu’on n’est pas foireux et ça, ça se gagne avec le temps. Il faut avoir ce côté passionné mais aussi garder la tête froide parce que ça reste un business et il faut savoir négocier sur plusieurs aspects également. En général quand ça se passe mal, c’est toujours de la faute du programmateur donc on assume une grosse responsabilité.

Qu’est ce qui vous plaît à Marseille et Marsatac ?

Mathieu Fonsny : Je viens de Liège, et il y a beaucoup de similarité. Déjà ce n’est pas la capitale, et ça se ressent, Robert Louis-Dreyfus possédait un club de foot dans chaque ville (rires) et ce sont des villes populaires. Il y a beaucoup de mixité, les gens sont très différents. Il y a aussi cet aspect où les choses ne viennent pas à toi, il faut savoir se battre. Et c’est un bonheur de travailler avec cette équipe, il y a un super noyau. Et bien sûr le soleil et la mer ça y fait, surtout pour des Belges comme nous, donc on est ici environ une fois par mois.

Cette année vous avez également voulu perpétuer la tradition de Marsatac et mettre en avant des talents locaux…

Oui, c’est une surprise que l’on dévoile que maintenant, nous allons installer une petite scène sur le parvis extérieur du Parc Chanot en face de la grande scène. Douze artistes Marseillais se produiront sur cette scène à chaque interplateau de la grande scène. On a travaillé avec des collectifs locaux pour sélectionner ces artistes qui pour certains sont inconnus du public, et pour d’autres commencent à émerger. Il y a une vraie émulation qui se crée entre eux c’est super. On a voulu remettre le hip-hop sur le devant de la scène et faire un clin d’œil avec le thème de l’année le tuning et les cultures urbaines : on se pose sur un parking et on monte le son.