Eurovision 2019: Qui sont les favoris?

FAITES VOS JEUX! Le Néerlandais Duncan Laurence est le grand favori pour remporter l'Eurovision 2019 dont la finale se déroulera samedi, mais plusieurs outsiders pourraient créer la surprise

Fabien Randanne

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Matthías Tryggvi Haraldsson, chanteur du groupe islandais Hatari.
Matthías Tryggvi Haraldsson, chanteur du groupe islandais Hatari. — Thomas Hanses
  • La finale de l’Eurovision sera retransmise ce samedi, dès 21h sur France 2, en direct de Tel-Aviv (Israël).
  • Pour les bookmakers, Duncan Laurence, qui représente les Pays-Bas, est celui qui a le plus de chances de l’emporter.
  • Mais d’autres artistes, tels que les Islandais du groupe Hatari ou l’Australienne Kate-Miller Heidke ont aussi leurs chances.

De notre envoyé spécial à Tel-Aviv (Israël)

L’heure est aux pronostics !  La finale de l’Eurovision  se jouera ce samedi soir à Tel-Aviv  avec vingt-six pays en lice. A en croire les bookmakers, le trophée a de fortes chances de prendre la direction des Pays-Bas. Le Néerlandais Duncan Laurence est le chouchou des parieurs depuis de longues semaines. Il interprétera Arcade derrière son piano – en faisant semblant d’en jouer car le règlement du concours interdit les instruments en live – et créera une ambiance intimiste en total contraste avec le déluge d’effets pyrotechniques et de chorégraphies frénétiques de la plupart de ses adversaires. Si le chanteur, qui commence tout juste sa carrière, s’imposait, il offrirait à son pays une victoire attendue depuis 1975.


Samedi, il faudra aussi compter avec la Suède, qui est à l’Eurovision ce que le Brésil est au football : le pays qui inspire le respect et que l’on ne regarde jamais de haut. John Lundvik chantera Too Late for Love, une ballade gospel et up-tempo qui ne brille pas par son originalité mais qui a le mérite d’être efficace. S’il gagne, la Suède comptera sept victoires au compteur et égalera le record détenu actuellement par l’Irlande.
 

L’Islande, elle, aimerait bien décrocher son premier trophée de l’Eurovision. Elle a de grandes chances d’enfin y parvenir cette année avec le groupe Hatari qui chante, en islandais, Hatrid mun sigra, « La haine s’imposera ». Un morceau electronicore que les artistes défendront sur scène sanglée dans des tenues BDSM. Ils le répètent à longueur d’interview, ils donnent à voir une « dystopie », c’est-à-dire ce que le monde pourrait devenir s’il tombe (ou persiste) dans la discorde et la division. Depuis des mois, les membres de Hatari multiplient les messages provocateurs à l’égard du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, qu’ils voudraient affronter dans un combat de lutte traditionnelle, et se sont ouvertement prononcés contre la politique de l’Etat hébreu. Ils ont profité de leur venue en Israël pour visiter Hébron en Cisjordanie. Après leur qualification mardi, en conférence de presse, l’un des chanteurs s’est réjoui en disant que c’était un pas de plus vers la chute du capitalisme. On n’est pas à l’abri d’un coup d’éclat en finale…

Candidats aux antipodes

L’Australie, qui participe au concours depuis 2015, remportera-t-elle sa première victoire ? Sa candidate, Kate Miller-Heidke, est bien cotée chez les bookmakers et sa mise en scène acrobatique est spectaculaire, ce qui est un atout pour que l’on s’en souvienne au moment de voter. Reste à savoir si les téléspectateurs européens dépasseront la barrière psychologique qui semble les dissuader d’envoyer des SMS surtaxés pour soutenir l’île d’Océanie – dont certains se demandent toujours pourquoi elle participe à l’Eurovision. Lors des éditions précédentes, les représentants australiens faisaient le plein de points côté jurés professionnels mais faisaient une maigre récolte auprès du public.
 

Et la France ? Ce jeudi, vendredi, elle est toujours dans le Top 10 des bookmakers. La scénographie de Bilal Hassani, qui fait passer un message universel de tolérance, sera l’une des plus mémorables de la soirée. Si elle a enthousiasmé les journalistes, sa performance fera-t-elle mouche aussi du côté des votants ? On a envie d’y croire. Et on se dit que le Top 10 est à sa portée. 9 étant son chiffre fétiche (il est né le 9/9/1999), pourquoi pas la neuvième place ?

Le pronostic de 20 Minutes
Risquons nous au jeu des pronostics. Soyons fous, on imagine bien l’Islande l’emporter. Pays-Bas et Suède pourraient compléter le podium. Dans le reste du Top 10, on verrait bien, pas forcément dans cet ordre, l’Australie, l’Estonie, Malte, l’Italie, la Suisse, la Russie et, on l'espère, la France...