«The Big Bang Theory» s'arrête: Comment la pop culture a rendu cool les geeks

CLAP DE FIN Le dernier épisode de « The Big Bang Theory » est diffusé dans la nuit de jeudi à vendredi

L. B.

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Kunal Nayyar, Simon Helberg, Johnny Galecki, Kaley Cuoco, et Jim Parsons dans «The Big Bang Theory».
Kunal Nayyar, Simon Helberg, Johnny Galecki, Kaley Cuoco, et Jim Parsons dans «The Big Bang Theory». — SIPANY/SIPA
  • En 12 ans, The Big Bang Theory, dont le dernier épisode est diffusé ce jeudi, s’est imposé comme l’une des séries les plus regardées au monde.
  • La chaîne CBS aurait volontiers poursuivi l’aventure mais l’acteur Jim Parsons, qui incarne le héros Sheldon Cooper, a dit stop.
  • La pop culture n’a pas attendu cette série pour popularisé les geeks.

The Big Bang Theory quitte le petit écran après douze années de succès. La série sur une bande de jeunes physiciens diffuse son dernier épisode dans la nuit de jeudi à vendredi après avoir plané presque toute la saison au-dessus des 12 millions de téléspectateurs en direct (plus de 17 millions en comptant le différé), au même niveau que Game of Thrones. Sheldon, Leonard, Rajesh et Howard ont popularisé (sans rendre cool pour autant) la figure du geek, des « no life » un peu asociaux qui aiment la science-fiction et le Cosplay.

Les œuvres culturelles n’ont pas attendu The Big Bang Theory pour s’intéresser à cette espèce de ringards si assidus aux clubs d’échec des lycées américains. Comment le geek a-t-il évolué ces dix dernières années dans la pop culture ? On fait le point.

Mark Zuckerberg dans « Social Network »

Génie de l’informatique, riche et célèbre. A l’écran ou IRL, Mark Zuckerberg est définitivement le geek le plus cool de cette décennie. Le fondateur de Facebook a créé l’un des réseaux sociaux les plus puissants depuis sa petite chambre de Harvard et, malgré les récents scandales, il a créé des vocations dans la Silicon Valley. A moins de 30 ans, « Zuckie » a même inspiré un film, Social Network, piloté par deux stars du grand écran : Aaron Sorkin (A la Maison-Blanche, The Newsroom), à l’écriture, et David Fincher (Seven, Fight club, Gone Girl), à la réalisation. On peut difficilement faire plus romanesque que lui.

Lisbeth Salander dans « Millenium »

Badass du monde de la littérature. Lisbeth Salander, geekette au look gothique, est l’héroïne de la série de romans policiers signée Stieg Larsson. Figure légendaire de la communauté des hackers, elle partage avec Sheldon (et la plupart des autres geeks du monde de la culture) le côté asocial et introverti, mais elle brille par son intelligence. Reine de l’espionnage numérique, elle est portée par un désir de justice. Avec Lisbeth, bye bye les ringardos qui aiment se déguiser en Dark Vador, et bonjour le visage sombre de la culture Web.

Elliot dans « Mr Robot »

Sorte de pendant masculin de Lisbeth Salander, Elliot est, lui aussi, la preuve que les hackers ne sont pas des ados puceaux qui codent au fond du garage de leurs parents. Dans Mr Robot, chaque pirate a des motivations différentes. Certains le font pour la gloire, d’autres par conviction politique. Pour le héros asocial (et un peu psychotique) de la série, c’est la seule manière d’interagir avec le reste de la société.

Abed dans « Community »

On sort un peu des personnages malmenés par la vie version Millenium et Mr Robot pour retrouver Abed (Danny Pudi), le passionné de pop culture de Community. La série super-comique de Dan Harmon s’introduit souvent dans la tête de cet apprenti cinéaste défini par sa bande comme souffrant du syndrome d’Asperger -une forme d’autisme-. Série pop à l’humour « méta » par excellence, elle joue en permanence avec les codes narratifs de la fiction grâce au personnage d’Abed. Geek absolument cool, il a même son petit succès avec les filles. « Cool, cool, cool, cool », comme il aime répéter.

Quel personnage a, selon vous, popularisé la culture geek ces dernières années ? N’hésitez pas à partager votre avis dans les commentaires.