Le youtubeur Isadora Duncan, «journaliste des "gilets jaunes"», jugé cet automne pour «harcèlement moral»

JUSTICE La journaliste de LCI Audrey Crespo-Mara est à l'origine d'une plainte contre lui

L.Be. avec AFP

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Marc Rylewski se présente comme un «journaliste gilets jaunes» sous le pseudonyme d'Isadora Duncan - nom d'une célèbre danseuse américaine du début du XXe siècle -, avait été déféré mardi soir au parquet de Paris à l'issue de sa garde à vue.
Marc Rylewski se présente comme un «journaliste gilets jaunes» sous le pseudonyme d'Isadora Duncan - nom d'une célèbre danseuse américaine du début du XXe siècle -, avait été déféré mardi soir au parquet de Paris à l'issue de sa garde à vue. — Thomas SAMSON / AFP

Le youtubeur Isadora Duncan, connu pour ses interviews sauvages de personnalités et de journalistes à la sortie des plateaux télévisés, s’est vu notifier mercredi une convocation pour être jugé par le tribunal de Paris cet automne pour « harcèlement moral », a-t-on appris auprès du parquet.

De son vrai nom Marc Rylewski, il se présente comme un « journaliste de rue » ou «journaliste des "gilets jaunes"». Son pseudonyme Isadora Duncan fait référence à une célèbre danseuse américaine du début du XXe siècle. Il avait été déféré mardi soir au parquet de Paris à l'issue de sa garde à vue.

Audrey Crespo-Mara à l’origine d’une plainte

Depuis le début décembre, cet homme a diffusé plus de 250 vidéos, pour la plupart des interviews sauvages d’acteurs, de politiques, de journalistes ou de chroniqueurs télévisés, sommés de répondre à ses questions, en particulier sur le mouvement des « gilets jaunes ».

« Vous êtes épuisant, ça fait trois semaines que vous me harcelez en bas de chaque endroit où je suis », lui répond, dans une vidéo diffusée le 4 février, la journaliste de LCI Audrey Crespo-Mara​, à l’origine d’une plainte contre lui. Le parquet a requis le placement de Marc Ryleswki sous contrôle judiciaire. Les mesures préconisées n’ont pas été précisées, mais elles peuvent inclure une interdiction de paraître en région parisienne et donc de continuer à réaliser ses interviews forcées aux abords des chaînes de télévision de la capitale.