Pamela Anderson appelle à «sauver» Julian Assange

SOUTIEN Julian Assange est inculpé par la justice américaine d’association de malfaiteurs en vue de commettre un « piratage informatique »

L.B. avec AFP

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L'actrice Pamela Anderson.
L'actrice Pamela Anderson. — Claude Paris/AP/SIPA

Pamela Anderson a appelé mardi à « sauver la vie » du fondateur de WikiLeaks Julian Assange, auquel elle a rendu visite à la prison de Belmarsh, dans le sud-est de Londres, où il est détenu.

« Nous devons sauver sa vie », a déclaré l’actrice américano-canadienne qui soutient l’Australien âgé de 47 ans. Elle lui avait également rendu visite lorsqu’il vivait reclus dans l’ambassade d’Equateur à Londres.

« Cela a été très difficile de voir Julian ici »

Julian Assange​ s’y était réfugié en 2012, à une époque où il faisait l’objet de poursuites pour viol en Suède -depuis classées-, et a bénéficié de l’asile politique. Il a toujours affirmé s’être soustrait à la justice britannique par crainte, non pas d’être extradé vers la Suède, mais de finir aux Etats-Unis et d’y encourir la peine de mort, en raison de la publication de documents secrets américains.

Il a finalement été délogé de l’enceinte diplomatique le 11 avril par la police britannique, avec l’autorisation de Quito. « Cela a été très difficile de voir Julian ici », a déclaré Pamela Anderson à la presse devant la prison de haute sécurité. Julian Assange « ne mérite pas » d’y être incarcéré, a-t-elle estimé, « il n’a jamais commis de violences, il est innocent ». « Nous devons continuer à nous battre parce que c’est injuste. Il a tant sacrifié pour faire connaître la vérité », a-t-elle plaidé, disant avoir « la nausée ».

« Julian Assange est touché mais pas brisé »

Julian Assange est inculpé par la justice américaine d’association de malfaiteurs en vue de commettre un « piratage informatique », passible d’une peine maximale de cinq ans de prison, pour avoir aidé l’ex-analyste du renseignement américain Chelsea Manning à obtenir un mot de passe pour accéder à des milliers de documents classés secret-défense.

Il refuse d’être extradé vers les Etats-Unis. Selon le rédacteur en chef de WikiLeaks Kristinn Hranfsson, présent aux côtés de l’actrice, « Julian Assange est touché mais pas brisé. C’est une personne extrêmement résiliente ».