La tombe d'«Elephant man» aurait été retrouvée à Londres

RECHERCHE Près de 130 ans après la mort de Joseph Merrick, la biographe d'« Elephant Man » a mené l’enquête et elle est « certaine à 99 % » d’avoir localisé la sépulture qui renferme sa dépouille

20 Minutes avec agence

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Un buste utilisé pour le film « Elephant Man ».
Un buste utilisé pour le film « Elephant Man ». — Paul Howard/REX Shutter/SIPA

L’écrivain britannique Jo Vigor-Mungovin affirme avoir localisé la tombe d'« Elephant Man », l’homme atteint d’une difformité et devenue phénomène de foire avant de décéder à 27 ans en 1890.

La romancière a expliqué à la BBC être « certaine à 99 % » que la sépulture anonyme retrouvée dans un cimetière de Londres (Royaume-Uni) est bien celle de Joseph Merrick, le nom de celui qui a inspiré un film réalisé par David Lynch en 1982.

« Tout correspond, c’est trop pour être une simple coïncidence »

Le squelette de l’homme dont la tête mesurait 91 centimètres de circonférence avait été confié au Royal London Hospital. Mais personne ne connaissait le lieu d’inhumation du reste du corps d'« Elephant Man ». Jo Vigor-Mungovin, auteure d’une biographie de Joseph Merrick, a donc mené l’enquête. « J’ai commencé par étudier les archives du cimetière et du crématorium de la ville de Londres », raconte l’intéressée.

« J’ai décidé de me concentrer sur une période de huit semaines autour de son décès et là, sur la page 2, j’ai vu le nom de Joseph Merrick. (…) Tout correspond, c’est trop pour être une simple coïncidence », estime Jo Vigor-Mungovin.

Une plaque en hommage ?

L’adresse qui figure sur le document est celle de l’hôpital de Londres et le médecin légiste nommé est Wynne Baxter, connu pour s’être chargé du rapport judiciaire après la mort d'« Elephant Man ».

Le document indique que le défunt avait 28 ans alors que Joseph Merrick est mort à 27 ans. Mais « il y avait souvent des erreurs au sujet de sa date de naissance », précise l’auteure, qui a réussi à isoler une tombe en particulier au sein d’un jardin municipal de la mémoire. 129 ans après la disparition d'« Elephant Man », « les autorités disent envisager une plaque pour marquer l’endroit précis. Ce serait une belle démarche », confie Jo Vigor-Mungovin.